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Il y a ce revirement que j'attendais et c'est cela, je crois, la véritable adoration pour Dieu «de toute Sa pensée». Passer de la pensée humaine à la pensée du dieu.
Je m'explique... J'ai toujours cru que les écritures se devaient d’être prises telles quelles, scripturairement. Soit, «ne pas ajouter ni retrancher».
Hors Dieu, il n’y a pas d’interprète. Certes, il est vrai, puisqu'il nous invite à l’être en Lui au quotidien. Comme le furent les prophètes à la «lecture de l'existence» (pour vous citer autrement). Puisque rien n'est figé pour autant que je sache. Il y a cette joie de connaître l’auteur de nos jours autant que nous-mêmes.
Par ailleurs, je suis tenté par cette «réalité anhistorique». Il s’agit d’une tout autre dimension. S'il nous sera permis de parler chacun notre propre langage et d’être compris de tous ; comment ne pourrions-nous pas également créer à notre tour des mondes. En effet, il existe même certaines sources qui nous affirment que le Christ ne s’exprimait quasiment que sous une forme poétique. Serons-nous ainsi à son image -- tous poètes?
«Mais pour le reste, il livre le monde à lui-même, à sa propre rationalité des choses ; d'où successions de concepts monstrueux et d'une réalité qui va crescendo vers sa propre étroitesse. Puis lorsqu'enfin la chose arrive à son apogée, une cassure se fait dans l'Histoire puis un cycle se relance de nouveau.»
Ah! Je ne peux que renvoyer le lecteur au plus que chrétien (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Guerne, tantôt avec beaucoup de sérieux et tantôt teinté d’humour envers les jésuites) ouvrage «Le Mauvais démiurge» de Cioran.
«L’équivoque, qui règle tous nos rapports avec ce monde et avec l’autre, nous la gardions au début pour nous; nous l’avons ensuite répandue alentour, afin que personne n’y échappe, afin qu’aucun vivant ne sache encore à quoi s’en tenir. Plus rien de net nulle part: par notre faute les choses elles-mêmes chancellent et s’enfoncent dans la perplexité. Ce qu’il nous faudrait, c’est ce don d’imaginer la possibilité de prier, indispensable à quiconque poursuit son salut. L’enfer, c’est la prière inconcevable.»
Quant au survivalisme -- dans mon cas, je suis loin d’avoir les couilles et l’énergie nécessaire pour me préparer à une apocalypse du système économique. Assumer un métier, de préférence manuel. Se pourvoir de pièces d’or, seule monnaie d’échange en temps de crise… une arme à feu… Me voilà comme Thamis, mais moi, l’art de la guerre et tout ça… Qu'on m'apprenne. Thamis? ![]()
Un «génie dans une bourgade» dirait K. ![]()
Salutations,
Il m’a été donné de laisser quelques commentaires sur LCJ. Mais jusqu’à maintenant, il ne m’est pas venu à l’esprit de participer au forum, ni même de le lire.
Il faut dire que la gêne, et l’inconfort pour moi d’écrire, y était pour beaucoup. Il peut être impressionnant de seulement lire l’apport d’Ivsan au site. Son contenu n’est à nul autre pareil sur le net. En effet, sur d’autres sites, il s’y mêle trop de sentiment religieux et cela ne laisse guère de place à une critique sérieuse de la chrétienté. Ce même sentiment religieux qui souffle encore à mon insu dans mon vieux vêtement d’épouvantail évangélique. Néanmoins, ce n’est jamais le cas ici, et je m’en réjouis d’autant plus.
En apprenant à connaître l’homme derrière, cette barrière est tombée. Je dis bien «l’homme derrière», car un homme qui ne se cache en aucun cas derrière. Donc, il se laisse trouver et même ne demande que cela. Or, il s’y prend de telle manière qu’on y trouve, non pas lui, mais… le Christ d’abord! Et lui de continuer sa marche tranquillement. Puisqu’elle n’est point une course au Royaume des cieux.
Il est difficile de se présenter, plus encore de témoigner de sa foi. Il y a souvent dans mon discours, un certain nombre d’idées reçues, empruntés. Je vais tel l’enfant au regard de mes ainés dans la foi. De caractère plutôt impressionnable, je me prends au sérieux des enseignements. Et c’est peut-être là ma force quand cela pourrait sembler à d’autres une faiblesse. Je tends ainsi à m’approprier le texte, à le vivre pleinement à un son diapason. C’est un mouvement de jubilation qui n’a rien à voir avec celui de l’intellect. Enfin, me semble-t-il! Discernement, discernement? Je vais à la rencontre d’un auteur avec une grande naïveté. Toujours, je remercie les Cieux de m’avoir doté d’un sérieux le moins sérieux du monde.
À bientôt sur le forum!
Il y a des milieux chrétiens, qui, s'appuyant sur leur révélation de l'Enlèvement on reçu de se préparer. Ce mouvement est très présent notamment aux USA. Pour certains, l’Enlèvement sera Post-tribulation, alors que pour d’autres elle est Pré-tribulation. Aussi, je ne chercherai pas à déterminer lesquels ont raison et lesquels ont tort. Ce n’est pas la question. Je dirais même qu’ils sont tous dans le vrai. Si les uns ont reçu de se préparer pour les choses à venir, qu’ils se préparent donc à protéger un maximum de personnes (un peu comme sous les allemands). Si les autres ont reçu qu’ils doivent partir dans l’Enlèvement, qu’ils s’y préparent donc, en toute humilité.
M’écarterais-je du sujet qui est «l’effondrement de la normalité»? Tout cela est loin d’être une chimère lorsque l’on considère qu’il se prépare, là-bas, ni plus ni moins qu’une guerre civile. Pour ma part, j’ai d’autres inquiétudes.
À mon sens, proclamer l’Akklèsia, y participer, auquel chaque individu est appelé, pourrait se rapprocher de cet épisode d’Élie chez la veuve de Sarepta et ce qui s’en suivit. C’est un peu le processus de transformation de «prophète de la loi» à «prophète de la foi», comme Ivsan le mentionne dans son opuscule. Élie commence par imposer son «système akklèsiastique» en empêchant la pluie et la rosée de se former. Il se fait porte-parole de la sécheresse sur les religions organisées.
Mais, lui-même se retrouve acculé devant le torrent asséché. Puis l’Éternel l’envoie à Sarepta comme ultime chance de sauver sa vie. Élie est alors confronté à l’inévitable atrocité et le cruel de sa démarche, malgré le fait qu’elle soit confirmée par Dieu. Il y rencontre, la veuve et son enfant, mourants. D’ailleurs, la perte de son mari pourrait fort bien être une conséquence de la famine.
Tandis que le prophète est amené à accomplir le miracle du pot de farine et la cruche d’huile. Ce à quoi nous sommes également responsables, lorsque nous rencontrons des êtres isolés et démunis. Puisqu’il existe, en dehors de tout anathème, des frères et soeurs qui eux aussi meurent de faim spirituellement. La sécheresse spirituelle présente dans le monde, ne vient que révéler davantage leurs besoins en matière d’esprit, qui est souvent une question de vie ou de mort.
Toutefois, cela ne suffit pas à sauver l’enfant, qui n’est, par nature, pas encore suffisamment affermi dans la foi. La mère vient alors rappeler à Élie les risques de son «Ainsi dit le Seigneur»: «Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité?» Ainsi assiste-t-elle impuissante à la mort violente de son fils.
Or, l’Éternel permet que des signes accompagnent ceux qui croient, indépendamment des organisations. Parce que comme vous le dite, mon cher Ivsan: «L’Akklèsia, c’est la fraternité.»; et non un système, ou anti-système; «il n’y a pas d’autorité dans l’amour». C’est bien là ce qu’Élie réalise peu avant que l’interdit ne soit enfin levé.
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