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Je ne pense pas que la souffrance physique en tant que tel soit dans la volonté de Dieu, et dans ses plans pour la vie de chacun. La vérité, c'est qu'il peut se servir néanmoins de ces troubles quels qu'ils soient, et dont on ignore la plupart du temps la raison, pour nous soigner de l'intérieur d'un « cancer », autrement plus grave, qui est le péché. On ne connaît pas l'origine des souffrances ; ni pourquoi le Christ nous fait passer parfois par tel ou tel dur labeur, ou dure épreuve ; mais bon, si tel est sa volonté. J'ai appris à m'y plier, puisqu'il me montra combien tout le temps, il avait raison.
Il ne faut pas voir dans la souffrance absolument une manière de souffrir pour Christ, parce que, bien qu'il puisse se servir de la souffrance, et d'ailleurs se sert de tout ; on ne peut pas apriori souvent en déterminer l'origine ou les causes.
La vie est dure par nature, on vient au monde, on pleure, et ce n'est que le commencement des tracas. La vérité, c'est qu'une vie avec Dieu, je pense (et je parle pour moi) nous amène vraiment en des « endroits » auxquels nous n'avions pas pensé.
Je pense à ce sujet à Abraham qui du, lui aussi, se faire certainement des « films », en s'imaginant comment Dieu allait s'y prendre « pour faire de lui une grande nation. »
Il est vrai que nous apprenons à faire confiance à Dieu, normalement. Sauf, que pour moi, c'est pas une solution miracle, un remède magique qui nous permet de sortir à coup sûr de notre tourbe, de nos maladies et de nos détresses.
Alors pour répondre à votre question, j'en sais rien, car je ne suis pas Dieu. Je ne peux me reposer que sur ma petite expérience ; mais déteste, toutes les réponses figées et déjà établies qu'on nous fourre dans la gueule, du genre : « Oui, s'il est malade, c'est pour la volonté de Dieu », sans même se soucier de la personne concernée ; mais parce que cela nous arrange bien.
Toutes ces réponses toutes faites me donnent plus envie de gerber qu'autre chose. Il n'y a pas tant de chose figée que ça avec Dieu, tant il est malléable, bien plus grand et plus libre en pensée qu'on puisse l'imaginer généralement.
Alors si une maladie peut glorifier Christ, certes, pourquoi pas, je pense à un passage des évangiles avec l'aveugle né. Mais cela n'est pas une règle, je ne crois pas. Bien que je connaisse l'amour de Dieu, et m'y réfugie. Car à vrai dire, dans ce foutu bas monde (de merde), j'ai rien d'autre.
J'ai pas le tempérament dépressif, mais j'ai appris à voir le monde différemment. Et appris aussi, dans le même temps, à faire confiance davantage en Dieu, que sur les hommes.
Thamis., je ne connais pas votre situation à vrai dire, que pourrai-je dire ? Je ne suis pas Dieu pour connaître avec exactitude votre cas. J’essaie juste de parler librement avec mes mots, sans trop compliqué. Et partager mon expérience dans l'amour du Christ, si je le peux ; et je m’évertue chaque jour à essayer d'être amour, et mieux comprendre ses voies.
La souffrance est la chose la plus terrible à laquelle nous pouvons être confronté, mais aussi un moyen de prendre conscience de nous-même. Elle a souvent, il est vrai, été élever au rang de nec plus ultra, et de condition sine et qua non à la spiritualité.
Toutefois, la souffrance à but spirituel peut revêtir plusieurs formes, et être interprété de plusieurs manières. La forme la plus connue de souffrance consentie afin d'obtenir une spiritualité plus forte est l’ascétisme. Aujourd'hui encore est développé une sorte de nouvel ascétisme des temps modernes : celui de la biotechnologisation de l'humain, qui constitue une véritable violence contre l'humanité.
Enfin, la souffrance du Christ définie d'un point de vue purement spirituel est la contrition du cœur, qui consiste à d'abord se reconnaître pécheur, pour ensuite, ne devoir compter que sur le Christ pour s'en sortir.
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