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Merci Dianitsa pour ton analyse très intéressante du film qui m’a éclairé sur certains points que je n’avais pas relevé, comme par exemple la vision de l’ellipse au ciel vers la fin.
Pour ma part j’étais resté surtout sur les démonstrations très fortes de manipulations des esprits par la sacralisation de la bible et une interprétation très littérale et orientée avec évidemment une bonne brassée de charismes divers et variés . Le mélange du vrai et du faux (surtout le faux) ou du divin et de l’humain (surtout l’humain) dégénère dans ce cas d’une manière folle et terrible. Ou comment le pouvoir religieux devient plus fort que le pouvoir armé en l’acculant à plier devant son influence sur la masse ensorcelée devenu avide d’absolu, jusqu’ au prix du sang des « païens » récalcitrants. C’est après des provocations répétées et de plus en plus violentes (moqueries, irrespect des rites grecs, violence physique) que les autochtones grecs pour défendre leur religion et leur culture vont faire le choix du glaive. On connaît l’escalade, fort bien dénoncé par Jésus. Qui vivra par le l’épée périra par l’épée. Et s’enchaîne les massacres à rebonds entre les divers protagonistes (chrétiens, grecs, juifs, autorité romaine) et aurait pût s’ajouter si le film aurait été beaucoup plus long et en imaginant une fresque jusqu’à aujourd’hui : les différends « ajustements » de l’inquisition sur plusieurs siècles avec ses bûchers ses tortures et barbaries « inspirées » ; de l’islam, l’hindouisme, et pourquoi pas les élites U.S, Russes, nos guerres mondiales et toutes les traces sanguinolentes des limaces carnivores d’outre-tombe que l’on appelle démocratie, humanismes révolutionnaires, libéralisme, mondialisation etc…la liste est incomplète évidemment, car toujours en cours.
Dans le fond, comme le dit si bien l’ecclésiaste, rien de nouveau sous le soleil, à part peut-être les armes nucléaires et la possibilité de mettre un dernier point à notre errance « caïenne » délirante et meurtrière. Il n’y aura pas d’arche pour la prochaine.
Dans certains contextes, comme dans celui du film, sans la clé de la remise en question de ses propres convictions et des dogmes établies, des intérêts mesquins des élites, il devient difficile de ne pas perdre son bon sens et d’être acculé à cautionner au pire : la destruction de l’autre ou sa domination, de celui qui ose penser autrement, différemment. Quand le combat n’est plus que sur le terrain des idées et qu’il s’avance sur celui des corps physiques. Et finalement celui qui cherche la vérité sans compromis aucuns, dans le respect d’autrui, devient peut-être le chrétien insoupçonné de l’histoire, celui qui ne se connaît pas en tant que tel mais que Dieu lui reconnaîtra un jour. Il ne suffit pas de dire Seigneur Seigneur…
Qui veut faire l’ange fait la bête ou qui se prend pour l’élu de Dieu devient souvent sanguinaire et le bourreau des autres. Nous voulons un roi comme les autres nations, nous voulons quelqu’un d’autre que Toi pour régner sur nous. Un tyran, peut-être, mais quelqu’un de fort, de puissant de rassurant. Un Hitler, un Bush, un Hollande (nan, je déconne, en France on est plus limité …).
C’est un film qui a sans doute plusieurs niveaux de compréhension, et son mérite en dehors d’un parti pris « anti-chrétien » que perso je vois plus comme un parti pris « anti-fondamentalistes » est peut-être de faire réfléchir sur tous types de fondamentalismes et leurs issues fatales. C’est donc sans doute en évitant les courants de masse, en refusant la fausse sécurité du nombre que l'on peut aussi trouvé la porte du chemin étroit et sinueux, invisible,que peut empruntent. Par peur de l’inconnu sans doute, pour son inconfort aussi, et pour des promesses jugées hasardeuses et trop lointaines ou relevant que trop de l’esprit, pas assez temporelles, immédiates, efficaces dirait Ellul. Le doute et le questionnement, l’inconnu et l’effort de la marche fatigante et souvent frustrante de la recherche. Mais voilà, à chacun ses choix, et ses résultats immédiats et futurs. Présent et éternels. Le bon sens peut nous aider quand même par la pratique de nos vies, qui ne sait pas que la facilité ne paie pas en général ? Qui veut voir du sommet doit grimper ou alors il restera au ras des pâquerettes à regarder les vaches brouetter l’herbe morne du conformisme et de la platitude. Je n’ai rien contre les vaches, et j’ai besoin de leur lait mais pour mon esprit cela reste des ingrédients forts inutiles et non nourrissants. Nous sommes faits pour grimper et non pour ramper. Faits pour des aliments spirituels et pas seulement gustatifs. C’est dans les hauteurs que nous trouverons de quoi nous nourrir pour grandir comme des hommes et non comme des bourriquots. Et en plus, bonne nouvelle, pas besoin de carte bleu pour ce genre de marché.
Servons-nous, c’est gratuit, « gracieusement » offert.
La foi et l’exode
Il reste alors la dernière étape, celle de l’Exode, celle de l’Exil. La foi, inévitablement, nous conduit à vivre l’Exode et à nous situer dans l’Exil. Ailleurs j’ai parlé longuement de l’incognito. Il s’agissait de l’Espérance. Ici, la dernière parole qui puisse témoigner de la foi est celle qui nous renvoie à l’Exode. Si nous sommes incapables de cet exode qui est la repentance, exode hors de notre ancienne manière de vivre et de penser, alors il faut entendre l’appel à l’Exode hors de ce temps et de ce livre. Non pas l’exode de la mort qui nous sera imposé, où la foi n’a rien à faire parce qu’elle est triomphe du destin, non pas exode de la déroute, où l’homme emporté par le flot de la panique se borne à suivre la peur irraisonnée d’une masse qui ne se contrôle plus. Mais non pas davantage l’exil. Nous sommes déjà des exilés. Il faudrait que les chrétiens le sachent avec plénitude. Dans ce monde mais non pas de ce monde. En tant que fidèles de Dieu, exilés dans ce qui représente la source de la haine de Dieu. Nous ne sommes pas de ce lieu-là, nous ne sommes pas ici chez nous. Notre terre, notre monde, notre milieu, notre profession n’est pas notre patrie. « Ils cherchent une patrie, s’ils avaient en vue celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d’y retourner. Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une céleste. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu… » Le dernier, et le plus essentiel, témoignage de la foi, c’est de reconnaître que nous sommes exilés, et qu’il nous faut vivre sur cette terre comme des étrangers et voyageurs. L’auteur de l’Epître aux Hébreux met cette condition exactement en relation avec la foi. « C’est dans la foi qu’ils sont tous morts sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont vues et reconnues de loin, reconnaissant (par la foi) qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. » Contrairement à toutes les voies de la théologie moderne, nous n’avons pas à nous installer, nous n’avons pas à nous préoccuper d’abord d’organiser notre lieu, notre classe, notre politique, notre économie, nous n’avons pas à devenir les bons gérants de ces biens confiés, le premier et le dernier acte, acte de la foi, c’est de reconnaître ainsi que nous sommes étrangers et voyageurs, et que peut-être alors, en tant que tels, nous avons aussi, accidentellement, à nous intéresser à ce qui se passe dans ce lieu provisoire du monde. Mais rien de plus. En tant que fidèles on ne peut être qu’exilés. Se reconnaître tels, et alors peut-être parfois, il faut effectivement partir. On a tôt fait d’évoquer Abraham, et la foi en ce Dieu, qui est le nôtre, le fait partir pour tout quitter. Et Moïse, abandonnant lui aussi pays, femme, métier pour entrer dans cette incroyable aventure de la foi… Tous ceux qui ont été convoqués par Dieu à la foi ont rompu avec le monde qui ne peut que détourner dans les croyances. Ils ne se sont pas retirés dans une Thébaïde, bien plus leur Exode a été une rupture telle qu’ils engageaient le combat mortel avec ce monde. Exil-Exode, les deux faces de la même réalité de l’homme de foi. Exilé parce que le monde hait. « Si le monde m’a haï, il vous haïra aussi. » Tant que nous sommes merveilleusement adaptés à ce monde, agréés, intégrés dans ses activités, y compris oppositionnelles, nous sommes du monde, et n’avons rien, malgré nos sentiments, à faire avec la foi. Exilé, alors la rupture doit en même temps et en réciproque entreprendre l’Exode. « Quittez ce lieu, en secouant la poussière de vos souliers », dit Jésus à ses disciples quand il les envoie annoncer l’Evangile. Quittez ce lieu, ville, travail, patrie quand il ne reçoit pas la parole de la foi. Cessez de vous y intéresser. Pour suivre celui qui est effectivement étranger et voyageur, « les renards ont des tanières, les oiseaux ont des nids, le fils de l’homme n’a pas un lieu où reposer sa tête ».
Alors nous, quand nous prétendons le suivre, et en même temps assurer nos fonctions, nos carrières, nos activités, mener la bonne vie bien normale du citoyen travailleur conscient et organisé, qu’est-ce que cela a à faire avec la foi ? Et c’est toujours exactement la même question, la même mise au pied du mur « Toi viens et suis moi. ». Et Levi se lève, abandonne tout, sa caisse de publicain, son bureau, son orgueil, il ne va pas prévenir sa famille. Il part. Et si tu veux accomplir les plus normaux des actes de piété, « laisse les morts ensevelir leurs morts ». Exode radical, « Et qu’adviendra-t-il de nous, Seigneur, nous avons tout quitté pour te suivre ? » que vous importe ! La foi est exactement à la mesure de cette exigence, de cette indifférence. Laisse le monde aller à sa catastrophe puisqu’il ne veut rien entendre, et toi qu’importe suis-moi. Mais nous…avec tant de discours et de préoccupations et de soucis politiques et cette pseudo-soif de justice (qui n’a rien à voir avec celle des béatitudes) par la politique et la révolution, nous, nous n’avons rien quitté, nous prétendons nous garder en l’état, et cependant petit secours, assurance, confort supplémentaire, être croyants. Nous laissons seulement les choses nous quitter parce que nous ne pouvons pas faire autrement. Et nous pleurons de regret sur nos forces de jeunesse, sur nos richesses évanouies, sur nos bonheurs perdus, au lieu de pleurer de repentance de n’avoir pu entreprendre le chemin de l’Exode. La foi nous demande d’avoir ce courage de Jésus, à la limite extrême, au-delà même d’Abraham, lorsqu’au milieu du dernier entretien avec ses disciples alors qu’il leur révèle l’essentiel, au moment où la cohorte se met à l’autre bout de la ville en marche pour venir l’arrêter, il s’interrompt pour leur dire « afin que ce monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici ». Dernier Exode. Quand Abraham se lève et part, Exode de la promesse, de la conquête d’une terre nouvelle et d’une postérité. Quand Moïse se lève et part, Exode de la liberté pour le peuple. Quand Jésus en cet instant se lève et part, Exode d’avoir chassé la mort pour attester en achevant le dépouillement et la perte de toute puissance, qu’il a suivi l’ordre de la foi jusqu’à l’apparence même de sa négation, jusqu’à l’échec radical.
L’heure est venue, celle de la décision, et il ne peut y en avoir qu’une. La foi nous met en demeure de quitter ce monde, et ce temps et ces œuvres. Si nous laissons faire la vieillesse et la mort pour nous en séparer, si nous subissons le départ de nos vies, le déclin de nos forces, la réification du destin, nous aurons mal joué : nous aurons simplement attesté que nous sommes des objets dans les mains de Chronos, au lieu d’avoir choisi le moment de notre départ, de notre rupture, c’est-à-dire d’avoir donné au temps et à notre monde un centre de sens, l’intervention d’une décision qui déclare le Moment venu. Le Kairos, l’évènement est là. L’histoire agitée, trouble, bouleversée, que nous connaissons est une morne platitude sans aucun événement, sans aucune venue de l’extérieur, eventus, c’est nous par la décision de l’Exode produite par la foi qui pouvons rompre cette monotonie agitée par l’apparition du nouveau, et ce nouveau nous avons à le marquer par nos ruptures. La foi nous met en demeure de quitter ces classes, ces hommes, ces Etats, ces politiques et ces techniques et ces sciences, non pas, et il ne faut pas faire d’erreur, parce qu’ils sont mauvais, condamnés, irréformables, qu’il faut nous en sauver comme Noé dans le déluge : là n’est pas l’Exode.
Rompre et quitter, pour qu’ils entendent cette étrange parole de Dieu qui ne peut être dite à la fois qu’au centre et d’une infinie distance. Ce n’est pas pour rompre le dialogue, ou nous retirer dans une Thébaïde, c’est qu’effectivement la parole de Dieu ne peut être proclamée que par celui qui se situe à l’extérieur, tout en étant au cœur de questionnement de ce monde. Jonas a fui devant l’ordre de Dieu. Mais ce n’était pas cela son Exode ! L’Exode de la foi fut pour lui au contraire son entrée dans Ninive. C’est le départ hors de sa sécurité, hors de Tarsis, la ville commerçante, accueillante, anonyme, la ville où il était en paix (mais qu’il n’avait put atteindre !), c’est l’abandon de ses discours et de ses justifications pour venir de cet extérieur-là, et proclamer, lui qui est étranger, et qui est sorti de sa retraite pour plonger dans l’hostilité du monde, pour se situer au cœur de ce monde. Ninive, au pied du palais du roi, c’est là que lui l’étranger, venant de l’autre monde aussi radicalement, et s’installant après cet exode-là au cœur de celui qu’il envahit, c’est là au centre et de très loin qu’il pourra prononcer la parole radicale. Et nous n’en avons plus d’autre à dire, la foi n’a plus rien à dire en ce monde et à ce temps, que : « Encore quarante jours… » Et maintenant, hommes de foi, d’aussi petite foi que la mienne, préparez-vous à l’Exode, car les temps vont venir.
Jacques Ellul. Extrait du livre « La foi au prix du doute ». P. 309-313
Impressionnant. Et toujours d'actualité, pour un bon moment. D'ailleurs, en passant, j'ai lut quelque part que notre monde était le digne fils spirituel d'Hitler. C'est vrai que ce fût pour nos nouveaux docteurs folamour, un laboratoire des plus instructifs. Les experts nazis ont vite retrouvé de l'embauche (ils n'ont même pas attendu la fin des procès de Nuremberg) du côté du pays démocratique et de paix que ce proclame être les U.S "nations élue par Dieu" et en fait la plus sanguinaire qui soit. Subtilement, par les renversements d'états, soutient ou carrément mise en place de dictateurs servant leurs intérêts (méthodes toujours en cours), par le libéralisme et l'affaiblissement de pays entiers, entraînant des misères de toutes espèces, ou plus brutalement par exemple en éradiquant les gêneurs indiens ou en testant des bombes atomiques sur des milliers de civils, femmes, enfants, vieillards...Tout organismes vivant. Sauf les cafards qui apparemment seraient les seuls survivants à l'épicentre du carnage. Quand on pense que les trois quarts des américains pensent vraiment être la lumière qui éclaire le monde! Et que les dirigeants de France (et la masse sans doute) leur lèche les bottes. Spectacle affligeant mais tellement en accord avec tout ce que tu as dépeint.
Et toujours subtilement en nous envahissant sur le plan culturel. En nous conditionnant sur un plan mondial, grâce à la formidable avancé de l’intelligence humaine, de sa raison.Et nous voilà admiratifs, complexés, envieux et surtout complices. Ellul l'a fort bien démontré via entre autre parmi tous ces ouvrages précieux,la technique, Dieu impersonnel et froid comme la mort, qui grandit toujours d'avantage. Et tu le fais tout aussi admirablement, voir au-delà. Je trouve ton analyse une fois de plus très complète et admirablement équilibré. Dieu continue donc de susciter des hommes qui de manière caché (combien sommes nous au bénéfice de tes analyses? Très peu et c'est sans doute très bien ainsi) annoncent véritablement l'évangile dans son contexte, de plus de plus compliqué. Enfin, ce que j'ose rajouté ne sont que quelques détails supplémentaires inutiles d'une fresque absolument abominable, qui malheureusement n'a pas fini de se dessiner. Le pire est toujours probable et je crains toujours plus l'avenir, surtout pour mes enfants. J'en viens à me demander si il ne faudrait pas prier pour que Dieu veuille bien abréger cet horrible histoire de l'homme sans coeur ni tête. Heureusement que Christ est venue...et a vaincu la mort.
Mes questions: la première qui me vient souvent si ce n'est systématiquement lorsque je lis certains de tes textes: Où trouve-tu le temps pour approfondir tout ces sujets? Tu ne dors pas la nuit? Quel âge as-tu? Plus de cent ans sans doute;) Les vampires ça n'existe pas hein?
De quoi subsistes tu? Sachant que pour avoir un "emploi" qui ne soit pas aliénant et sans intérêt relève à mon avis de l'exploit de nos jours.
Quel est le poids de ta bibliothèque? Une tonne sans doute!
Et surtout que penses-tu de ce détail des écritures qui parle du fait que la fin de ce monde surgira au moment ou toutes les nations se ligueront contre Israel? Lorsque le monde entier aura son attention sur lui?(ce qui est le cas aujourd'hui).
Voilà en tout cas l'intérêt des posts de forum. Certains ne vieillissent pas.
Et merci d'avance pour ton éventuel réponse (le temps, je sais.)
A +
Ça c'est pas une baffe, c'est ce que j'appelle une dérouillée. Il en a de la chance idéfix!
Bon, de mon côté j'ai pas tout saisi chez Ivsan, mais déjà le peu que j'ai pût comprendre, c'est du bon sanglier! J'y reviendrais quand j'aurais de nouveau faim et peut-être que j'arriverai à finir la viande.
Par contre idéfix, je veux pas être méchant, mais c'est même pas du pigeon! C'est de la viande avariée! Et moi je tiens a rester en bonne santé. Pourquoi foilogic, plutôt foimalade non?
Allez, à la vôtre mes amis et...Bon appétit.
Et merci au cuistot de service.
Sacré Ivsan (même pas énervé hein?)
Je comprends tout à fait. Suis sur la même longueur d'onde. Père de famille, 3 enfants très jeune...le temps libre est une denrée rare et c'est pourquoi je cherche à ne pas le gaspiller. Je ne m'offusquerai pas des "silences" qui parfois ont tout autant de valeurs que beaucoup d'activités.
Finalement, dans une vie, comme dans la musique, les temps de silence sont tout aussi important que les notes. Perso, c'est ce qui me manque le plus. Du silence, de la solitude pour chercher à entendre le murmure.
Peut-être un jour pourrons-nous échanger autrement, à savoir que la forme écrite est intéressante car elle permet de préciser ses pensées et de les partager. Je suis en ce moment en vacance, loin de chez moi dans un cadre idyllique, un des plus beau qui m'est été donné de voir. Et pourtant dans mon être, je n'aspire qu'a continuer de cheminer sur la voie bien plus excellente ,celle que l' oeil ne peut saisir et dont mon âme a le plus besoin. C'est là que le véritable combat, le plus difficile a lieu je pense. Supprimer la télé par exemple n'est qu'un pas à faire parmi beaucoup d'autres pour être capable de rester sur, de toujours désirer ce chemin. Faire taire tous les bruits parasites qui nous enveloppent si facilement.
Merci pour cet espace d'échange ou l'investissement est parmi les plus rentable. Je m'y attarderai désormais pour chercher avec vous à aller toujours plus loin dans les pas du seul et véritable sens de nos vies.
A Lui seul la gloire et vivement qu'on soit à la maison
)
Fraternellement.
Ps: l'homme banal à lui seul est un univers...dont il est le centre.
Peut-être les trois à la fois;)
J'ai presque honte.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi:
Cela aurait dût être:
Dénomination
Action de nommer, de donner un nom à quelque chose. (La dénomination est l'opération inverse de la définition : partant du réel ou d'une suite de signifiés, elle consiste à les traduire en un seul signifiant : « bovin, femelle, jeune » génisse.)
Appellation de quelque chose ; nom qui lui est donné.
En bref, une autre église qui n'est pas pentecôtiste mais ou on retrouvait une autre forme de "domination" abjecte. Le choc du réveil à été la réponse du "berger pasteur" à une de mes questions soulevant un doute sur un rite bien de chez eux (le lavage des pieds), lorsqu'il m'a répondu sur un ton passablement irrité qui me surpris: combien de fois le Seigneur doit-il répété une chose pour qu'elle soit déclaré vraie? Un truc dans le genre. Comme argumentation sur ce sujet il pouvait faire mieux surtout de la part d'un "conducteur de troupeau (de mouton?) " Je n'ai pas oublié, comme quoi, la stupidité frappe toujours plus fort. Et ça été la chiquenaude de trop (en plus des multiples détails qui s'amoncellent et font tiquer) et alors tout l'édifice a fini par s'écrouler pour moi. Pour rester dans un tel merdier faut vraiment être motivé! Ca me dépasse qu'en j'y repense. Au niveau psychologique Freud se régalerait.
Et ces derniers temps (depuis 7 ans) j'ai choisi (comme à l'épicerie) une autre "dénomination-domination" beaucoup plus cool et ouverte. Plus intelligente. Mais rien n'y fait...Et là je tombe sur LCJ et les causeries d'Ivsan et Dianitsa. Encore une chiquenaude, mais celle-là me semble définitive et beaucoup plus radicale.
Peu m'importe la violence des chocs tant qu'ils me mènent sur le bon chemin...
Aujourd'hui je suis heureux de vous avoir trouver.
Je pense que je vais faire un bon bout de chemin avec vous.
Vous avez toute mon attention et mon affection .
Fraternellement.
PS:Faudra apprendre à me supporter ;p
Merci à tous,
je suis "arrivé" également chez les ADD, mais je pense qu'ils étaient dans les moins extrêmes, du côté de chez moi, très attentif à lecture inspirée des écritures mais pas trop dans les dérives charismatiques genre lubbies diverses et variées. Chez moi on faisaient dans la "sobriété" du parler en langue et des impositions des mains. Mais bon, au final, un bon carnage quand même. J'ai "changé" de domination après un break semi-salutaire.
Heureusement, sur le chemin j'ai croisé des éléctrons fou un peu du genre d'Ivsan (ce sont mes préférés) qui me permettaient de me sentir un peu moins seul. On a toujours été dans la marge malgré tous nos efforts (surtout les miens) pour rentrer dans le moule.
Bon courage à toi pour tes galères et j'aimerais dire que pour ma part on est tous des grands malades. Le tout c'est de se soigner (au bon endroit bien sûr).
Que Christ soit notre paix, notre force et notre espérance...notre remède.
Salut Ivsan,
j'ai bien peur d'en avoir fait trop au sujet de mon inspiration sur le commentaire de la causerie "comment lire la Bible?". Ce n'est pas que j'ai voulu faire des mystères, c'était juste pour faire plus court. En fait c'est simplement que je venais d'écrire sur l'exemple de la chaîne de l'éléphant, ce qui parle de conditionnement. Tout de suite après je lis la réponse de Dianitsa (au fait ce sont vos vrais prénoms?) et là elle avait écrit sur le même sujet qui pour moi est un des sujets clef de l'état de l'homme d'aujourd'hui. Chaînes et conditionnements. Bon, certainement que tu vas te dire qu'effectivement j'en fais des tonnes, mais je suis désolé c'est pas pour me la jouer (je ne veux pas de la place du roi) mais je crois que dans nos vies il y a des instants, des scènes qui ne sont pas du hasard mais peut-être des pièces de puzzle que Dieu consent à nous donner. J'aime faire l'effort de les discerner. Voilà c'était juste ça.
En ce qui concerne la vitesse du site ou du forum, je dirais presque que c'est bon signe. La lenteur est ce qui nous manque dans quasiment tous les domaines de nos vies aliénées. L'excellent, le parfait prend son temps. Il est sans doute même en dehors de cette considération. Vitesse, puissance, efficacité tous les attributs de Goliath qui finira terrassé par un enfant. L'important c'est la fin ou la finalité.
Vous êtes les meilleurs et vous serez encore meilleurs en continuant à cheminer sur le bon chemin. Tant pis pour les autres. Chacun responsable de ses choix. Le mien c'est de vous écouter et de suivre la même voie. Tant que nous sommes authentiques devant Dieu dans notre démarche laissons lui le soin de récupérer si Il le veut bien, de nous éclairer sur nous erreurs inmanquables. Pour ma part la bonne attitude c'est celle que vous avez: toujours remettre en cause, questionné plutôt que de chercher avant tout des réponses pour en faire des dogmes, demeurer des éternels étudiants, des enfants admiratifs à l'école de Dieu. Je hais la bêtise, la mienne d'abord et puis celle des autres. Pas les autres en tant que tel (pas toujours facile;) mais leur bêtise. Surtout si ils en font un business. Un film m'a beaucoup plût récemment sur la question de la religion face à la liberté individuelle, je te le recommande si tu ne l'as pas déjà vu: AGORA. Il y a des séquences admirables et très juste sur ce que l'homme peut et à fait avec la bible et les massacres perpétrés au nom de Dieu. Allez, comme d'habitude faut que j'abrège avant d'écrire encore plus de bêtises (justement) et de prendre trop de place.
A +
Bonjour à tous,
je découvre depuis peu cet espace hallucinant de réflexion spirituelle de très haut niveau. Niveau dans le sens de l'élévation au plus près de la vérité incarné qu'est Christ. Franchement, je suis "converti" depuis une vingtaine d'années, avec un début d'histoire pentecôtiste et une vie spirituelle forcément chaotique. Chaotique part ma nature d'homme "raté". Et quand on veut faire l'ange... Donc j'ai laissé tombé la guignolade et depuis quelques années je fais comme je peux. C'est à dire: je réfléchis. Forme d'exercice qui je l'avoue me va bien. Je traverse des périodes plus ou moins longue de "fatigue" puisque finalement, à quoi bon. Je suis naze et je le resterai jusqu'au bout. Le monde part en déconfiture aggravée et je m'inquiète pour mes enfants. Donc, difficile de ne pas être attentiste.
Mais je vous rejoins complètement sur l'essentiel et même au-delà. La foi. Point barre. Lui avant moi.
Mais bon sang, ça fait du bien de croiser des frères qui réfléchissent également! Dans le bon sens. C'est à dire, pas pour le confort de certitudes et de convictions mal assurés et établit sur du chamalow (les bonbons). Mais pour le chemin de la vérité. C'est le point essentiel qui m'a amené (de mon point de vue de taupe) jusqu'à la croix. Et c'est ce qui m'importe par dessus tout.
Je pourrais continuer d'écrire-parler comme ça encore longtemps (suis bavard pour ce qui me passionne) mais je vais m'arrêter.
Je remercie Yvsan pour son apport spirituel (mais comment tu fais pour savoir tout ça, t'as eut plusieurs vies ?) et tous ceux qui participent de près ou de loin à la vie de ce site qui me fait dire que finalement il y a aussi du bon avec la technologie (Ellul...). Enfin, pas beaucoup quand même vu le prix à payer (hiroshima, ecosystèmes foutus Etc...). Comme je l'ai déjà écrit ailleurs en commentaire à vos formidables et exceptionnelles causeries:
Surtout CONTINUEZ!
Vive la foi, Vive Le Seigneur et longue vie aux cahiers Jérémie.
PS: celui qui cherche trouve.
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