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Pourquoi Jésus se dit " Fils de l 'homme" ?? Je l'ais souvent lu dans les interventions de ivsan sans être détaillé .
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Pourquoi Jésus se dit « Fils de l'homme » ? Je l'ai souvent lu dans les interventions d'Ivsan sans être détaillé.
Parce qu'il n'a pas été créé. C'est-à-dire qu'il n'émane pas de la Nature et n'a pas eu besoin d'un appareil génétique pour Être. Myriam ne fut qu'une mère porteuse, elle ne lui a rien légué, pas plus que Yossef ; il n'y a pas eu rapport sexué pour qu'Il puisse être. Son incarnation n'est qu'une incarnation, non pas une naissance, non pas un début. Son apparition est la volonté de l'Esprit, lequel a eu recours à la Nature pour le vêtir en apparence d'homme, pour cacher sa divinité, laquelle était avant qu'Il fût tel que l'Histoire nous le présente et nous le cache.
Tandis que l'homme est lui un fils de la Nature, non un fils de l'Esprit. Il n'est pas un être ayant la Nature de Dieu et Dieu lui-même. Il en est au mieux une allégorie. C'est pourquoi l'homme entend Dieu comme Créateur, comme un être qui le fabrique via la matrice de la Nature, via une génétique, via une histoire génétique, et non directement de son Esprit, de son vouloir. L'homme est religieux de nature puisqu'il se croit émané d'un savoir général et non d'une volonté individuelle. Tandis que le Christ pouvait, Lui, dire Père, car bien qu'étant un être d'apparence humaine, il se savait comme n'ayant rien en lui de la Nature, mais comme étant l'Être-du-Père et le Père lui-même.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Ne se pourrait il pas que cette appellation fait référence à "l'homme créé a l'image de Dieu" ?
Cet homme qui pour moi n'est pas Adam mais une représentation de Dieu après la chute d'Adam et Eve qui est ( homme et femme et est appelé HOMME )
Ne serait il pas l'incarnation de cet Homme créé à l'image de Dieu? Qui de ce fait ne serait pas une émanation de la nature comme Adam qui , lui , était terrestre .
Le deuxième homme (dit Paul est spirituel),le premier (terrestre) .
Adam terrestre fut créé le premier et l'homme spirituel (Jésus) après ,car le spirituel n'est pas avant mais après 1Corinthiens 15.
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Cet homme à l'image de DIeu étant (homme et femme) a engendré ce fils de l'homme appelé (Jésus Christ) . Bon je ne trouve pas les bons termes pour m'expliquer LOL
J'espere que je me fais comprendre.
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Ne se pourrait il pas que cette appellation fasse référence à « l'homme créé a l'image de Dieu » ? Cet homme qui pour moi n'est pas Adam mais une représentation de Dieu après la chute d'Adam et Eve qui est (homme et femme et est appelé HOMME). Ne serait il pas l'incarnation de cet Homme créé à l'image de Dieu ? Qui de ce fait ne serait pas une émanation de la nature comme Adam qui, lui, était terrestre. Le deuxième homme (dit Paul est spirituel), le premier (terrestre). Adam terrestre fut créé le premier et l'homme spirituel (Jésus) après, car le spirituel n'est pas avant mais après 1 Corinthiens 15. Cet homme à l'image de Dieu étant (homme et femme) a engendré ce fils de l'homme appelé (Jésus Christ). Bon je ne trouve pas les bons termes pour m'expliquer — J'espère que je me fais comprendre.
Il faut faire attention lorsqu'on aborde les 3 premiers chapitres de la Genèse de ne pas basculer dans un discours ésotérique et par trop alambiqué ; comme si Dieu était un magicien, jouant avec des équations quantiques et des multivers. De même ne faut-il pas glisser avec l'Église dans une interprétation fondée sur la raison avec ses concepts logiques dont l'intelligence peut se saisir ; comme si Dieu était un mécanisme newtonien. La Genèse est simple, mais profonde, c'est-à-dire qu'elle échappe à ces deux faces d'une même pièce : le raisonnable et le mysticisme. C'est pourquoi il nous est si difficile de la saisir, chacun de nous étant naturellement enclin à tout expliquer par la Raison, soit par ses logiques, soit par ses spéculations.
Avant d'aborder ces chapitres, il y a, me semble-t-il, quelques questions fondamentales qu'il te faudrait aborder, ce qui demande beaucoup de temps et d'énergie. À savoir : Le texte de Genèse 1 à 3 est-il une allégorie ou est-il une réalité littéralement historique ? De fait, ce qu'on appelle « la chute » ou « le péché originel » est-il vraiment un fait historique à rattacher à un seul homme nommé Adam ? Ou n'est-ce pas plutôt un processus qu'on doit rattacher à tous les hommes ? Chaque homme qui vit en ce monde faisant finalement son propre geste adamique, et Adam n'étant que le terme générique pour l'humanité ? Ce qu'on appelle « le péché » est-il seulement le fait de « se nourrir de l'arbre des sciences » ? Sa conception ne commence-t-elle pas avant ? Le serpent est-il un être ou une façon pour l'auteur d'exprimer une suggestion intérieure à l'homme ?
Et ce n'est là qu'une très petite partie des questions posées par la Genèse. C'est pourquoi la tradition juive explique que toute la Bible se trouve dans les 3 premiers chapitres de la Genèse ; que l'ensemble de ces 3 chapitres se trouve dans le premier verset ; que le premier verset se trouve dans le premier mot ; et qu'enfin le premier mot se trouve dans la première lettre. Or, la première lettre n'existe pas, car Genèse commence par la seconde lettre de l'alphabet hébreu, le beth de bereshit, « au commencement », et non par la première lettre de l'alphabet, le aleph. Le véritable commencement est-il caché parce qu'à-venir ? Et qui est-il sinon le Fils de l'homme & les fils de l'homme qui le suivent dans la résurrection ? Cette question-là est virulente puisque l'absence de commencement donne en traduction notre mot « anarchie ». Cela laisse entrevoir un monde-à-venir, conçue avant le « au commencement » de la Genèse, qui bouleverse tous nos concepts, et qui échappe à cette réalité des 6 jours plus un.
Bref… sans répondre à ces quelques questions, il me semble difficile d'être précis pour répondre à la tienne. Or, y répondre à toutes consciencieusement me demanderait trop de temps via ce forum. Aussi je me permets de les enjamber pour aborder ton interrogation en supportant le manque de détails que les réponses à ces questions primordiales apporteraient.
Lorsque l'Écriture dit que « l'homme a été créé à l'image de Dieu », c'est vrai — mais c'est faux dès l'instant où l'interprétation de cette expression est prise littéralement ; c'est-à-dire dès l'instant où l'on suppose que « l'homme créé à l'image de Dieu » serait le but que Dieu s'est donné en nous créant. Rien n'est plus faux. C'est pourquoi le mot « dieu » dans cette expression : « l'homme a été créé à l'image de Dieu », est le mot « élohim », un pluriel qu'on pourrait traduire pas « les dieux » ou « les déesses ». Dans la tradition hébraïque, élohim, c'est la Nature, ce sont les forces de la Nature. C'est pourquoi on le trouve tel un pluriel, car le paganisme est précisément cette volonté de fragmenter les forces de la Nature, c'est-à-dire de la Création, en plusieurs divinités. Le propre du Judaïsme est d'avoir voulu montré que cette pluralité est en vérité un ensemble de lois, de forces, de concepts, de puissances, etc., qui sont sous l'autorité d'une seule divinité, d'un seul Dieu ; un Dieu compris ici comme étant littéralement un Créateur. D'où le monothéisme.
Cette pluralité de « forces » est en vérité un voile. La Création ou la Nature, ou encore ses Lois d'harmonisation, c'est-à-dire tout ce système ordonné selon des principes rigides, c'est une réalité derrière laquelle Dieu est en vérité caché. Pourquoi caché ? Parce que Dieu est bien plus qu'un Créateur, et il est au-delà du Créateur. L'idée que nous nous faisons de Dieu en tant qu'être Créateur, et en le nommant comme tel, c'est une idée humaine et intellectuelle, non pas divine. Et cela, parce que nous regardons la Création, et parce que nous déduisons être « en elle » ses Créatures. À ce titre, l'homme est bien Créature de cette Création à l'image du Créateur. Nous sommes la projection d'une perfection créatrice dont la source est absolue. Absolue perfection parce que les lois et les principes par lesquels ce monde est régi sont vus comme immuables et définitifs. Ce sont des principes dits purs, parce qu'inviolables. On leur donne différents noms : des idées ou idéologies, des théories, des sciences, des anges. L'ange n'a de fait pas de liberté, il est de l'obéissance pure, incapable de concevoir qu'on puisse dépasser les notions de bien et de mal. Il est la Loi, celle-cie ayant été donnée par les anges nous dit d'ailleurs l'Écriture.
Seul l'homme a une liberté lui permettant un dépassement des lois et de la logique, et lui seul a conscience de sa liberté. Quant aux végétaux et aux animaux, ils n'ont cette liberté qu'en forme d'instinct, sans en avoir conscience. C'est notre liberté qui met le bazar dans la Création, c'est pourquoi elle est méprisée et souvent confondue avec la notion de « péché » dans la plupart des traditions moralistes, particulièrement l'hindouisme et le bouddhisme. Notre liberté a le culot de s'opposer aux lois et aux principes régissant ce monde ! C'est-à-dire qu'elle s'oppose à la réalité logique, aux lois gravées sur le pierre, aux anges mêmes, et au Créateur directement.
Or, c'est précisément ce que Dieu attend de l'homme ! Dès l'instant où l'homme tend vers sa liberté, celle d'exister selon sa volonté, il quitte l'idée d'être « l'image de Dieu », et il entre dans la notion aussi incroyable soit-elle d'être de nature divine. Être à l'image de Dieu, c'est le connaître comme Créateur seulement, c'est-à-dire être dans son ombre. C'est vivre une sorte de conversion intellectuelle, une prise de conscience de ses devoirs, de ses lacunes, de ses culpabilités pour n'avoir avec la vérité qu'un rapport d'obéissance. Cette ombre est donc pour l'homme lumineuse tant les lumières de la connaissance, tant les mystères des principes régissant ce monde l'élève au-dessus de l'animal. Mais ce n'est que l'ombre. L'homme n'est ici qu'un être obéissant à des principes qui font pour lui office de tuteur. Il n'est qu'un animal intelligent, un être religieux. Mais dès l'instant où il veut accéder à « la véritable lumière », il entre dans un rapport avec Dieu qui n'est plus de Créateur à Créature, mais de Père à Fils. C'est ici qu'il trouve le Fils de l'homme, le Christ. C'est lui qui est véritablement le second homme, celui qui sort des principes : « ne touche pas, ne goûte pas », celui qui pardonne ce que la loi ne peut pardonner, celui qui fait entrer dans une vie, non plus seulement intelligente, mais spirituelle.
Mais tous les « adams », tous les terreux (« adam » signifiant le terreux), ne sont et ne seront jamais autre chose que des hommes plus ou moins partagés entre l'ange et la bête, entre l'animal et la raison. Jamais ils ne pourront accéder à l'état de nature divine, à connaître le Père au-delà du créateur, à avoir la vie au-delà de la vie biologique. À exister, comme Lui, en tant que qu'Être pour qui la volonté ne se justifie jamais devant une logique. Aucun homme ne peut donc échapper aux jugements des principes par lesquels ce monde est régi ; nul ne peut échapper à sa mort, à cette finalité des principes du bien et du mal, et à y demeurer comme « vivant sa mort ». Il faut pour y échapper que Dieu donne gratuitement de sa vie, de son esprit, de son sang, et que l'homme s'y abreuve pour que du terreux qu'il est, naisse un autre homme, naisse un fils de l'homme, comme le papillon sort de sa chrysalide en la brisant. Ainsi Dieu a-t-il voulu lui-même se faire Fils de l'homme, en apparence d'un homme terrestre et terreux. Il a voulu être brisé dans son humanité, brisant ainsi toutes les chrysalides terrestres. Et il a voulu offrir sa propre résurrection comme cette racine où s'abreuvent ceux qui, par la foi, naissent en lui, et de lui. Il a voulu engendrer des fils, en devenant lui-même Fils bien qu'étant Père. Et ceux-là mêmes qu'il engendre sont encore cachées derrière leur nature de terreux, car seule la résurrection révélera.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Psaumes 8.4 (8:5) Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui?
Je suis têtu (peut être lol) mais, je reste persuadé de ce que j'avais dis et ce verset ne fait qu'appuyer .
1) L'HOMME "cet homme créé a l'image de Dieu (qui est homme et femme) et Dieu se souvient de Lui et toutes les promesses de Dieu le" Oui" et l' "Amen" sont en cet homme (selon l'image de Dieu)
2) Le Fils de l'Homme ( qui je reste persuadé est l'engendrement de Jésus Christ)
"Quelqu'un a d'ailleurs rendu quelque part ce témoignage: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de l'homme, pour que tu prennes soin de lui? Tu l'as abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, tu l'as couronné de gloire et d'honneur [et tu lui as donné la domination sur ce que tes mains ont fait], (Hébreux 2:6,7)"
Or d'après Genèses , la domination a été donnée à cet Homme créé a son image et non à Adam qui a été formé de la terre (genèses 2:7 "Dieu forma l'homme.." pour l'homme à l'image de Dieu est créé (détail non négligeable)
Dieu ne pouvait pas faire confiance à un terreux ( Adam) ce pourquoi le deuxième homme entre dans le plan de Dieu .
pour te répondre si les 3 premier chapitre de Genèses sont réel ou pas , sans aucun doute ils sont réel sinon Jésus lui même n'aurait pas dit concernant le mariage si oui ou non il fallait répudier , "Il n'en était pas ainsi au commencement "car l'homme et la femme étant une seule chair " et aussi Paul disant======= "Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. (2 Corinthiens 11:3) " C'était pas allégorique et bien d'autres versets ...........
De plus nous savons que Jésus Christ est céleste et ne pouvait venir que de là haut engendré de Dieu , ceci ne peut ¨être que cet HOMME A SON IMAGE
Colossiens 1.15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création
2 Corinthiens 4.4 pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Évangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. .
Le Fils, étant la splendeur de sa gloire et l'image exacte de sa personne, et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance, lorsqu'il a purgé par lui-même nos péchés, s'est assis à la main droite de la Majesté dans les hauts lieux; (Hébreux 1:3)
Je n'impose pas mon idée , mais je reste persuadé que cet HOMME à l 'image de Dieu est celui qui a engendré le Fils de l'homme ( Jésus Christ) Etant homme et femme
Il concerne son Fils qui, en tant qu'homme, est né de la descendance de David (Romains 1:3) et qui, du point de vue de l'Esprit saint, a été déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection: Jésus-Christ notre Seigneur. (Romains 1:4)
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Si tu veux aborder des discussions sur les questions posées concernant les 3 premiers chapitres de la Genèse, je t'invite à les prendre séparément et à ouvrir une discussion pour chacune dans la catégorie « Ancien Testament : Genèse ». Je participerai en fonction de mon temps. On n'aborde pas de telles questions avec des bribes de réponses à la va-vite, avec des « sans aucun doute » à la volée et des morceaux de textes bibliques pris ici et là pour soutenir superficiellement son idée. Depuis des siècles, de nombreux hommes, et pour certains d'authentiques hommes de foi, se sont penchés sur ces questions avec des réflexions extrêmement intéressantes. Le principe d'humilité est essentiel. La vanité à vouloir résoudre « par l'Esprit » ce que de plus grands ne sont pas parvenus à voir, c'est ce qui guette quiconque pense faire l'économie de saigner en cherchant, de porter sa croix en cherchant, de crucifier ses préjugés raisonnables en cherchant. Pour moi, je lis l'Écriture avec à l'esprit cette pensée du Zohar :
« Qui est au ciel ? Quoi sur terre ? Qui au-delà du ciel ? Quoi au-dedans de la terre ? Béréshit — au commencement — balancent ces deux questions, et l’homme est tendu entre les deux. […] Voici l’homme : il a l’audace de soulever la quesion, il scrute pour contempler, pour connaître. Dans la contemplation et la connaissance, il avance progressivement, degré par degré, jusqu’au degré ultime. Et, soudain, arrivé en ce point ultime, il se heurte à la question : Quoi ? Quoi donc ? Que sais-tu maintenant ? Qu’as-tu contemplé maintenant ? Qu’as-tu scruté ? Tout est aussi fermé qu’au départ. »
Concernant le Fils de l'homme. Tes grands écarts aboutissent finalement à la pensée banale du judaïsme dans laquelle tu mêles tout aussi banalement le Christ de façon ecclésiastique. Bien entendu que la prise de conscience de l'Adam devant l'arbre des connaissances donne naissance à l'homme conscient, à un autre homme. Tu n'as rien découvert là. Darwin a traduit cela par sa doctrine de l'Évolutionnisme.
Que nous dit l'Écriture ? Que l'humanité n'était encore qu'Une race : « il n'est pas bon que l'homme soit seul », c'est-à-dire qu'il n'est pas bon qu'il soit « sans différences », où chacun n'est que l'exemplaire de la race. Car il n'était alors qu'une race où la différence de l'Autre n'est pas considérée, pas connue, pas consciente. On ne savait pas qu'il y a en elle un Homme ET une Femme, leurs différences étant telles qu'on peut quasiment dire qu'on se retrouve là devant 2 races. Cette différence est le murmure de l'existentialisme, c'est-à-dire du messianisme, là où l'existence individuelle est si Unique qu'un homme est à lui seul une race en lui-même : « il a un nom unique que lui seul connaît. »
Mais cet adam le terreux ne le voit pas encore. À un instant de l'histoire il va en prendre conscience ! Mais très, très lentement. De même que le bébé allant de l'enfance, puis à l'adolescence et jusqu'à l'âge adulte s'éveille sur la réalité et prend conscience de son être et de l'être de l'autre. Devenu adulte, il n'a plus rien du bébé, à tel point qu'on peut dire qu'il est le « fils de ce bébé », son engendrement en quelque sorte. Adam le terreux va donc faire de même. La Genèse est une prophétie, non un fait réel dans l'Histoire. Adam le terreux va petit à petit voir en lui s'accomplir la dernière séparation créative, car la création n'est qu'un processus de séparations. Il devient un animal intelligent ; il est séparé du monde animalier. Dès lors, il dominera sur la Création par son intimité avec les dieux, c'est-à-dire avec les savoirs, avec la raison, en se nourrissant de ses doctrines : les fruits de l'arbre du bien et du mal. Il se prétend dès lors « à l'image de dieu » et comme « étant tel que dieu ici-bas » : la tête de la Création. Le mensonge du serpent s'est finalement réalisé ; c'était un vrai faux mensonge ! Car cet homme issu de la racine d'adam est bien dieu sur terre. Il est bien le fils de l'homme aux yeux de la raison.
C'est pourquoi, dans cette philosophie, « Dieu se retire au septième jour », laissant à l'homme le bébé de la création : il entre dans sa béatitude pendant que l'homme se coltine tout le bouleau… à ses risques et périls. Béatitude qui n'est qu'un leurre, car cette béatitude est en vérité un lieu de désincarnation. C'est le lieu de finalité de l'homme évolué, de ce fils de l'homme issu de la raison. L'homme qui y entre est alors transformé en une raison pure, un non-sujet sans puissance de volonté. L'entrée dans le septième jour est donc précédé d'un jugement ; c'est le gond de la porte ; entre le sixième et le septième à lieu le jugement. Puis le septième jour est la réalisation de ce jugement : tout le créé entre dans le lieu où il vit sa mort après avoir vécu sa vie. Mais lieu de béatitude aux yeux de la raison qui voit l'incarnation et la liberté comme un péché. Et le royaume des cieux, c'est entrer dans le huitième jour. C'est l'instant où le Christ entre dans le shabbat comme étant maître du shabbat ; il détruit alors l'acte des ordonnances qui condamne le créé, conduisant alors les siens à la résurrection : dans le huitième jour.
Au regard de l'arbre des connaissance dont tu te fais l'écho, avec son « ben adam », son fils d'adam le terreux, c'est donc le principe d'Évolution progressive qui est posé par la lumineuse raison ; et avec lui l'idée sous-jacente d'un messianisme vu comme progression de la conscience. Une religion banale somme toute. Lorsque vient le Christ, le concept du Fils de l'homme est totalement bouleversé, une autre lecture biblique nous est donnée. Le Fils de l'homme n'est pas l'évolution d'adam, il n'est pas celui qui parvient à dire le : « J'ai été créé à l'image de dieu », il est une sortie de cet acte créateur, il est une mise à mort du terreux et des ses évolutions glorieuses et serpentines ; une mise à mort des fils de l'homme issus de l'histoire raisonnable, ceux que j'appelle les Fils de l'histoire. Il est une Naissance vers une Autre Nature, un Second homme qui peut dire : « Je n'ai pas été créé mais engendré, et j'ai en moi la nature même de mon Père. » Avec le Christ, le Fils de l'homme devient soudain le Fils de Dieu et Dieu le fils ; et « quiconque le voit, voit le Père ». Enfin, avec lui vient le jugement des dieux, des puissances logiques ; vient le brisement des tables de pierres, des vérités éternelles auxquelles le créé doit obéir. Le jugement de « ce » et « ceux » qui ont échoué à atteindre le but, qui l'ont « raté », c'est-à-dire qui ont péché. C'est pourquoi, dira Luther : « La loi et la foi sont unies dans l'intention », mais la loi ne peut atteindre le but, car « la chair la rend faible » disait Paul. La nature même d'Adam et de ses fils est trop faible, trop soumise aux lois, trop nourrie de logiques. Et plus il est un fils évolué, savant, connaissant, plus il est faible par sa force intellectuelle. Moins il peut dépasser l'intelligence et devenir fils de Dieu. Il ne peut envisager de dire une Parole de foi à laquelle rien ne peut s'opposer : « Que ma volonté soit faite. »
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Au fait j'avais eu la bete idée de penser que t'étais quelqu'un qui pouvait comprendre , CON QUE JE SUIS LOL
Mais je remarque que ton seul soucis est d imposer ta maniere barbare que tu as des écritures.
Et quand tu es dépassé et confus tu cherche a t'enfouir derriere des phrases savantes aussi stupide que toi.
Donc excuse moi d'avoir penser que tu pouvais discutter de choses spirituelles
mais tu en est incapable , ton terrain se situe sur la connaissance intellectuelle que tu reproche aux autres.
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…ton seul soucis est d imposer ta manière barbare que tu as des écritures. Et quand tu es dépassé et confus tu cherche a t'enfouir derriere des phrases savantes aussi stupide que toi. Donc excuse moi d'avoir penser que tu pouvais discutter de choses spirituelles mais tu en est incapable , ton terrain se situe sur la connaissance intellectuelle que tu reproche aux autres.
Il est vrai que tu montres l'exemple puisque ta réponse est ici la preuve d'une réelle discussion : un modèle à suivre. « Je suis dépassé, confus, enfoui dans ma stupidité, barbares, incapable de spiritualité, etc. » Je ne sais pas où et comment, on ne me l'explique pas, mais puisque tu es l'inspiré de service, je me dois d'accepter le jugement de Saint Franco. Il semble plutôt que tu ne supportes pas de comprendre après m'avoir lu en diagonale, car il semble qu'il te faille comprendre l'autre aussi vite qu'on arrive à cuire un œuf : sans réfléchir.
Tes propos nécessitent pourtant une véritable attention tant tu as des difficultés à les exprimer (syntaxe, orthographe, onomatopées…), ainsi que tu le dis : « Bon je ne trouve pas les bons termes pour m'expliquer LOL. J'espere que je me fais comprendre. » J'ai du te relire plusieurs fois pour décrypter ce que tu voulais exprimer. La chose faite, les 3/4 de ma réponse ne sont que la clarification de ton propos ; car j'ai bien remarqué que tu avais discerné quelque chose, mais que tu n'arrivais pas à te le clarifier à toi-même. J'ai voulu t'aider à te disant ce que tu disais ! Puis en avançant plus avant pour te montrer que ta vision du fils de l'homme était somme toute ecclésiastique et raisonnable, tandis que celle du Christ est au-delà de la raison et de ses évolutions. Tu n'a pas entendu, alors tu casses le meubles. Mais les meubles ne te diront rien Franco, tu risques même de te blesser avec une pointe.
Bref, si à chaque fois qu'on veut t'aider ou dialoguer avec toi en te demandant de faire, toi aussi, l'effort de comprendre l'Autre, et qu'on finit par prendre des baffes, rien d'étonnant qu'elles te reviennent un jour en pleine poire. Décide-toi si tu veux discuter ou si tu veux te battre, aies au moins cette honnêteté avec moi. Quoi qu'il en soit, merci quand même, car j'ai l'espoir que mes réponses serviront à d'autres si à toi elle ne servent qu'à maugréer comme un âne.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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