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Génese 3.19 "C'est a la sueur de ton visage que tu mangera du pain".
Mais aussi : 2 Thessaloniciens 3.10 "Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus."
Dans un autre registre "d'autres" ont fait forger sur l'entrée des camps de concentration : "arbeit macht frei" (le travail rend libre) c'est le plus connu, ailleurs et quelques années auparavant, un autre avait écrit a l'entrée d'un goulag : " Par le travail, la liberté ! ".
Le travail est t'il une malédiction ou une bénédiction finalement.
Les "oisifs" ou les "profiteurs du système" selon la norme "communément" admise sont ils finalement des réprouvés ?.
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« C'est a la sueur de ton visage que tu mangera du pain » (gen 3.19). Mais aussi : 2 Thess 3.10 : « Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus. » — Dans un autre registre "d'autres" ont fait forger sur l'entrée des camps de concentration : « arbeit macht frei » (le travail rend libre) c'est le plus connu, ailleurs et quelques années auparavant, un autre avait écrit a l'entrée d'un goulag : « Par le travail, la liberté ! » — Le travail est t'il une malédiction ou une bénédiction finalement. — Les « oisifs » ou les « profiteurs du système » selon la norme « communément » admise sont-ils finalement des réprouvés ?
Il y a en effet un basculement dans la Genèse. L'homme est d'abord appelé à « manger de tous les arbres », soit donc à vivre pour manger. Manger a ici un autre sens que celui de nourriture essentielle à la survie. C'est vivre pour « assimiler », par ses propres activités, des possibilités de transformations. Car manger, c'est se transformer. Ce vivre pour manger, c'est en vérité « jouer », dans le sens noble du terme. L'enfant se construit en jouant et jouer est pour lui une nourriture existentielle. Ainsi est, dans l'absolu, l'activité pour l'artiste : une possibilité de devenir, non une nécessité vitale ! C'est une Joie, une nourriture par laquelle il voit ses ailes pousser. — Puis le basculement a lieu. C'est l'instant où la nourriture n'est plus l'expression des métamorphoses de l'être, mais où l'homme va dépendre d'elle pour sa vie biologique, concrète, logique. Et l'homme doit alors manger pour vivre, c'est-à-dire Travailler ! Le jeu, qui est une spiritualité où le joueur apprend à devenir le Maître des règles éventuelles, est transformé en travail, lequel est une intelligence sérieuse où le travailleur est soumis aux règles et met sa vie en dot. Il est littéralement « vendu au péché ».
Oui, le travail est à ce titre une malédiction, il est une chute. Le travail est au jeu ce que la pornographie est à l'art d'aimer. Dans l'absolu ; attention ! je dis bien dans l'absolu, travailler pour survivre, pour manger, c'est pécher ; c'est traduire la vie au plus près de l'arbre de la connaissance. Mais tout n'est pas aussi simple. Pourquoi ? Parce que la vie dans le cadre de cette chute a perduré, par la volonté du Ciel. Dieu a donc donné une « certaine » légitimité au péché, se servant de lui, et malgré lui, pour conduire l'homme à Son projet. Soit donc, dans ce nouveau cadre des lois venues de l'arbre des connaissances pour régir le monde, dans ce cadre serré, la pérennité de l'homme est gardée. L'homme n'est pas aboli, il n'est pas mis en jugement définitif, mais il est en instance de jugement. Aussi lui est-il donné l'obligation de se soumettre à cette nouvelle réalité, à « suer pour manger », et il est menacé de « ne pas manger s'il ne travaille pas » — selon une volonté divine provisoire. Selon un vivre par la Loi en vérité.
Enfin, la chose se complexifie de la façon suivante : le travail séculier garde en lui ce parfum d'existentialisme dont je parle au début. Il garde en lui cette odeur de jeu artistique désintéressé, ce qu'il était au commencement, lorsque l'activité humaine n'aurait dû être que l'expression des métamorphoses de l'Être. Odeur nettement plus présente si nous découvrons notre talent vers l'adolescence. C'est au nom de cette odeur qu'une certaine philosophie le défend lâchement ; on parlera des « artisans », le travail vu comme un art. Pourtant, cette odeur est en vérité fanée, éteinte, même si au début elle nous enthousiasme ; et d'ailleurs, avec le temps, elle prend des relents pisseux. Car tout talent finit par être vendu, il s'agit toujours d'un moyen humain pour vivre, de mettre son steak dans l'assiette. Quoi qu'il soit, le talent est livré à la loi et aux impératifs économiques : « Il te faut travailler pour vivre. » L'art, l'artisanat et le travail, ce ne sont que des paniers de serpents.
Mais ainsi que tout ce qui émane des ordonnances des Lois d'ici-bas a pour usage de « de terrifier cette bête sauvage qui s'appelle l'opinion de la justice », disait Luther, le travail aussi a cet usage. Il vient briser cet homme qui pense que par son travail il s'en sortira, que par lui il réalisera son bonheur et instaurera un âge d'or. Et de même, briser celui qui pense obéir à la justice divine par son travail, et gagner par lui Sa faveur. C'est pourquoi, toutes les politiques ou philosophies athées, ainsi que tous les intégrismes chrétiens ont valorisé le travail à outrance, le transformant en une spiritualité humaine. Tu en as cité quelques-unes. On se souvient aussi du « celui qui ne travaille pas est un ennemi du peuple » de Staline (ou Lénine, je ne sais plus). L'Opus Dei catholique a pareillement valorisé le travail en tant que machine spirituelle, il faut voir cela chez Josémaria Escriva de Balaguer : « …le travail est un chemin de sanctification. […] Sanctifier le travail, se sanctifier dans le travail et sanctifier les autres par le travail. […] Dieu a créé l'homme pour qu'il travaille. […] Les gens ont un tel désir de changer de place ! Qu'arriverait-il si chacun des os, chacun des muscles du corps humain cherchait à occuper une place différente de celle qui lui est assignée ? Le malaise du monde n'a pas d'autre raison. Reste à ta place, mon fils : de là tu pourras tellement bien travailler au règne effectif de Notre Seigneur ! »
Mais la critique la plus virulente se trouve dans la conception du travail selon le protestantisme. On trouve cela dès la racine, chez Luther ! Ne t'étonne pas si je cite d'abord Luther positivement pour ensuite dénoncer une autre facette de sa théologie. Nous en avons déjà parlé à propos du Sola Fide de Chestov, je pense que tu t'en souviens, sinon tu retrouveras cela quelque part sur le forum. Concernant le concept de travail dans le protestantisme, je ne m'étendrais pas, et si tu veux creuser il te faut t'atteler au livre de Weber, L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme. Pour faire simple, le fondement de cette dérive du travail est dans la traduction que fait Luther du mot grec klésis, que l'on traduit habituellement par vocation : 1Cor 1.26 ; Éph 1.18, 4.1-4 ; 2Th 1.11 ; He 3.1 ; 2Pi 1.10. Luther le traduit par « travail » dans le sens littéral de travail séculier, beruf en allemand. « Tu seras moine dans ton travail », dit-il en substance… plusieurs siècles avant l'Opus Dei, lui qui finalement tente, avec bien du retard, de rattraper le protestantisme. Max Weber explique de la manière suivante comment l'esprit protestant a su prendre la vague du modernisme :
« La valorisation religieuse du travail, du métier temporel, exercé sans relâche et de façon permanente et systématique, et tenue pour le moyen suprême de l'ascèse et pour la confirmation la plus certaine et la plus visible de l'élection d'un homme et de l'authenticité de sa foi, fut nécessairement le ferment le plus puissant de l'expansion de la conception de la vie que nous avons désigné ici comme l'« esprit » du capitalisme. […] Le travail et lui seul était censé dissiper le doute religieux et donner la certitude de l'état de grâce. […] Le fait de rechigner au travail est le symptôme d'une absence d'élection. […] Certains auteurs ont récemment désigné la mentalité éthique du puritanisme anglais, comme un English Hebraism, etc. »
Weber s'étend ensuite sur les processus économiques que cela a produit, expliquant comment les calvinistes ou les méthodistes ont poussé à outrance ce principe, notamment par l'attaque sur la mendicité. C'est ici qu'on retrouve ce que tu dis : le reproche fait aux « oisifs et profiteurs du système ». Les calvinistes, méthodistes et autres mormonismes sont des obsédés du travail comme si ce dernier était l'expression de la Grâce divine, et comme si s'en priver était se priver de Dieu. Ainsi pleurent-ils lorsqu'on leur ôte ce « privilège » de « suer pour vivre », comme si on leur voler le fouet qu'ils confondent avec la Grâce. Enfin, il n'est pas étonnant qu'on retrouve cette pensée dans l'une des 3 lettres dont on sait qu'elles ne sont pas de la main de Paul, à savoir, la deuxième aux Thessaloniciens.
Finalement, rien de surprenant que ce concept de travail acharné fut le slogan mis à l'entrée du camp d'Auschwitz sous la direction de Rudolf Hœss, l'Allemagne avait alors tous les ingrédients à une telle explosion diabolique : un « christianisme très moderne », une expression de la raison logique élevée, et un terreau thoranique puissant par l'importante présence de ses disciples. L'Occident suit la même route, mais en tirant leçon du nazisme : en sucrant la servitude du travail, technologie aidant, pour cacher ses camps d'internement par le travail. Quoi qu'il en soit, un chrétien sans travail porte à mes yeux un préjugé favorable ; il se peut en effet qu'il le soit dans une perspective, précisément, de sortir de ce concept de jugement, Dieu le trouvant peut-être apte à s'atteler à une activité plus « spirituelle » ; et à compter sur les corbeaux pour le nourrir. J'ai bien conscience d'être encore ici à contre-courant, mais je crois cependant que la volonté du Christ dans son fondement appelle à renoncer au travail séculier. Toutefois, il ne s'agit pas d'en faire une doctrine, c'est à chacun de voir : il y a un temps pour tout.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Il ne me semble pas que tu aies mal compris mon énoncé, bien au contraire, tu mets le doigt sur des difficultés que je n'ai pas voulu développer, le texte étant déjà assez copieux. En outre, tu remarqueras que j'ai modifié la phrase dont tu parles, car j'avais en effet remarqué qu'elle pouvait porter à confusion. Ma modification et ta réponse ont du se croiser, raison pour laquelle tu cites ma première version.
Je dis donc que « la volonté du Christ dans son fondement appelle à renoncer au travail séculier ». Et quand je parle de « fondement de Sa volonté », j'évoque Son but, et je fais en effet référence et résonance à l'absolu, c'est-à-dire au Royaume des cieux. Concernant la formulation : « fondement du christianisme », étant donné que ce fondement est le Christ, il est un devenir du royaume des cieux, de la stature parfaite des fils de l'homme. Étant de fait un devenir, il n'est pas possible de le figer ici-bas en dogme. Il est donc impossible d'imposer cette perspective qui est à-venir, après la résurrection, du « non-travail séculier », comme un dogme obligatoire et conditionnel à suivre ici-bas le Christ.
Je crois donc être entièrement d'accord avec toi. Le suivre, c'est devenir, et cela, dans tous les domaines de la vie ; le travail séculier n'étant qu'une donnée parmi d'autres. Aussi certains sont plus proches de Lui dans tel domaine, mais plus éloignés dans d'autres, et inversement. Au final, on est tous dans le même bateau. C'est pourquoi je finis par dire : « c'est à chacun de voir », et : « il y a un temps pour tout », c'est-à-dire que ce temps viendra, assurément, à la résurrection, et pour d'autres, peut-être, un peu avant. Mais ici-bas, de toute façon, celui qui « ne travaille pas pour manger » dépend cependant du travail séculier des autres. Telle était d'ailleurs la situation du Christ après son onction. Ce ne sera pas ainsi que les choses seront dans le monde-à-venir.
C'est cette imperfection, même pour « celui qui ne travaille pas pour manger », qui nous conduit en effet à ce cas de Paul devant travailler un temps pour manger, alors qu'il était consacré à la Parole. Tu as donc raison de dire que « l'homme naturel du péché ne peut dans sa pratique vivre exclusivement de grâce divine, et que ce n'est qu'uniquement dans le monde-à-venir qu'il héritera du bénéfice de l’absolurent cessation de son travail ». Le cas du Christ est par contre différent, mais unique, car après son onction, même cette imperfection n'a pas eu de prise sur lui, et on ne le voit pas travailler pour manger. En outre, son activité de charpentier n'est pas à placer dans le cadre de l'imperfection émanant de cet « après la chute ». Le Christ n'a jamais chuté. Il en est là comme de son baptême. Le Christ s'identifie à l'homme et accepte avec humilité le cadre de la Loi comme préface à la Grâce. Puis, son onction se manifestant, il procède au brisement de ce cadre. Il place la loi, non plus face à lui, mais derrière, c'est l'événement du désert. C'est pourquoi le Baptiste n'a pu le suivre et finit comme on le sait : dernier prophète de la Loi.
Enfin, je veux aussi éclaircir rapidement cette idée d'un « retour aux sources de l'Éden ». Je crois les 3 premiers chapitres de la Genèse comme étant allégoriques, que jamais le personnage « Adam » ne vécut littéralement, mais que tout le propos est à teneur prophétique en vérité. Aussi n'est-il pas question pour moi d'un retour vers l'Éden de l'innocence, de confondre le Royaume des cieux avec cette idée de retour vers l'Éden typiquement ekklésiastique. Le Royaume des cieux est un aboutissement qui dépasse : d'une part, l'innocence de l'Éden où l'homme tient son innocence de son ignorance ; et d'autre part, il est un dépassement de sa culpabilité après l'Éden, laquelle vient de son vouloir forcer l'entrée dans le monde-à-venir par la connaissance logique et religieuse. Le Christ n'est pas un retour vers l'Éden, il est le but vers lequel l'Éden tend mais échoue : qu'il Rate, donnant naissance aux « ratés » que nous sommes, revêtus de « vêtements de peau », c'est-à-dire d'un corps soumis aux lois. Le projet qu'a cet homme, « Adam », évoqué en Éden, et pour lequel le travail séculier n'existe pas, puisqu'il est encore sans corps, c'est-à-dire dans l'Éden, c'est un projet que précisément l'humanité corporelle, hors de l'Éden, « l'adam », n'a pu atteindre. Car ce projet, c'est celui du royaume des cieux. Projet divin que l'homme essaye, dès le commencement de son être, à atteindre, mais de manière infantile : en s'abusant par sa propre suggestion, le serpent, par le chemin des sciences, des dualités logiques, des morales, etc. Ce chemin pour l'atteindre, c'est l'Histoire, et c'est cette Histoire que prophétise les 3 premiers chapitres de la Genèse. Toute la Bible est bien dans ces 3 chapitres.
Pour conclure. Ce propos concernant le Travail est à la base une réponse faite à Thamis où j'ai pour optique première celle des Cahiers Jérémie. C'est-à-dire de déculpabiliser le chrétien face à des préjugés dogmatiques ecclésiastiques, lesquels j'accuse par contre vivement, et de face. Or, l'accusation continuelle du : « Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus », et qu'on fredonne dans les églises, tel un bourdon, voici selon moi un de ces préjugés venu du levain alors qu'on mélange la Loi et la Grâce. Voilà pourquoi j'ai synthétisé d'abord sur cet aspect. For heureusement que tu interviens, cela permet d'étoffer le propos et de préciser ce qui y manque. Je t'en remercie donc, et si je suis passé à côté de certaines de tes réflexions, dans la mesure de mes moyens je m'efforcerai de me questionner. N'hésite pas.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Une régression, oui, un peu comme si l'on voulait retourner dans le ventre de sa mère une fois en être sorti, une fois avoir constaté que vivre c'est choisir, c'est décider, c'est ne plus dépendre d'un cordon ombilical : c'est souffrir. Dieu nous a botté les fesses pour en sortir, pour que nous assumions notre liberté. Or, l'assumer, c'est basculer dans la Foi en l'impossible, car la liberté est en ce monde impossible : nous sommes asservis. Il nous faut un Être nouveau. Vouloir retourner dans la matrice d'origine est ici la pire des lâchetés, les sources de l'Éden sont données aux pusillanimes, à ceux-là mêmes qui prennent le risque de se faire botter de nouveau les fesses pour constater, dans un ailleurs plus terrible, et inéluctablement, qu'il n'y a plus de possibilités d'être rattaché à un cordon, qu'il a été définitivement coupé. Peut-être alors, comprendront-ils avec ceux qui ont basculé dans l'impossible, que l'œuvre divine, c'est précisément de devenir soi-même, en Lui, un cordon de vie, d'être, en Lui, sa propre liberté, d'Être un esprit vivifiant disait Paul. D'être né pour pouvoir naître à nouveau, naître en vérité : pour Ressusciter.
Un tel langage est celui d'un fou, et une telle œuvre m'effraye moi-même, elle me terrifie, elle m'écrase tant je m'en trouve si loin, si infiniment distant, si indigne… Tant je suis une vanité : hakol hevel, tout est vanité ! Mais je ne peux qu'abdiquer, car c'est ainsi qu'il m'est donné de lire l'Écriture : Dieu fait vraiment quelque chose de fou, d'absurde, d'insensé, et c'est probablement pour cela qu'il est Dieu, qu'il est incompréhensible. Et c'est pourquoi aussi le diabolique nous attire, tant il est raisonnable, sage, logique. Et puis, de toute façon, qui y'a-t-il de plus incompréhensible que l'amour et la liberté, ces deux faces d'une même pièce ? La seule réponse possible à cette question est la suivante : Dieu l'est encore plus, parce qu'il est l'incarnation de cet amour et de cette liberté inintelligibles, parce qu'il est vivant ! Parce que ce mystère n'est pas une idée, un concept, un jeu philosophique, un enjeu ekklésiastique, politique, éthique… mais la Réalité qui nous attend tous : Dieu est Vivant, et c'est cela qui nous effraye en vérité, nous qui sommes morts autant que le sont toutes nos explications sur Dieu, toutes nos vérités.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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Merci pour ton dynamisme… c'est redondant chez moi, comme une nécessité de régulièrement me rappeler d'où je viens, d'où mes « états de spleen » un peu rabat-joie, pour employer un euphémisme. 8)
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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