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Dans son livre Un inconnu nommé Jésus, Donald Spoto écrit qu’: « On ne peut guère être assuré de rien, s'agissant des voies du Seigneur, sinon qu'elles bouleversent en général toutes les perspectives et prévisions humaines [...] Nous croyons savoir ce qui est le mieux pour nous, mais Dieu, dans Sa clémence, le sait en vérité bien mieux. »
Et si l'on remplacé le mot « clémence » par « démence », c'est ainsi que je l'ai lu la première fois.
Dernière modification par Stéphane (22-03-2013 03:17)
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Quel intérêt d'attribuer a Dieu une "démence", ou alors ai-je mal compris...
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Et si l'on remplacé le mot « clémence » par « démence », c'est ainsi que je l'ai lu la première fois.
Je trouve que ton erreur de lecture est inspirée et il me semble te comprendre Stéphane.
Pour cela, le fait de ne pas te lire au premier degré ne me suffit pas cependant. Il est question de bien autre chose. En effet, quand dans sa chair, dans sa vie, dans son cheminement, alors qu'en effet « nous croyons savoir ce qui est le mieux pour nous », puis que, soudainement, Dieu s'en mêle, nous voilà « totalement bouleversés dans toutes nos perspectives et prévisions humaines ». C'est tout à fait exact. Et le bouleversement peut être tel que nous croyons être frappés de démence tandis que c'est Dieu qui agit dans nos vies. Je crois que c'est une des raisons pour lesquelles les prophètes bibliques mettaient si longtemps à oser dire ce qu'ils entendaient.
En somme, nous sommes tellement cons, tellement ensorcelés par la logique et la sécurité du raisonnable que nous voyons naturellement le diable là où est le divin… et le divin là où est le diable. Qui sait ? Si nous avions été présents physiquement il y a 2000 ans sur les terres de Palestine, nous aussi aurions peut-être dit de Jésus : « Il a un démon ». Je crois que parler de « la folie de Dieu » comme le fit Paul n'est absolument pas une formule rhétorique. Face à la « divine » raison, Dieu est vraiment fou, c'est aussi simple que cela. De là toute sa profondeur… de là son mystère… de là son : « Jusqu'à quand vous supporterai-je, gens de petite foi ! » — Misérable que je suis ! dit Ivsan.
La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller
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