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La confusion de l'individu avec le divin (Page 1) / Le concept d'Église : humain, trop humain / Akklésia

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#1 26-11-2013 23:41

Stéphane
замед [zamed]
Inscription : 25-06-2012
Messages : 210
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La confusion de l'individu avec le divin

Toutes les religions tendent à confondre l'homme et le dieu

Hors ligne

#2 27-11-2013 17:59

ivsan otets
админи
Lieu : france
Inscription : 24-06-2012
Messages : 338
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Re : La confusion de l'individu avec le divin

Que l'individu se confonde avec Dieu est le propre même des propos tenus par le Christ… et c'est une extraordinaire nouvelle.

  Essayons donc d'être plus précis. Tout d'abord, toutes les religions tendent à confondre l'homme et le dieu. Mais bien plus. En général, tout concept de vérité défini par l'homme est un concept qui tend à identifier cette « vérité » avec l'homme. Dès que l'homme parle de « dieu » ou de « vérité », ce qui est somme toute la même chose, il a le désir que ce « dieu » ou cette « vérité » soit identifié à l'homme. Il voudrait pouvoir faire monter l'homme et le conduire à une tel paroxysme d'évolution, de sorte que l'espèce humaine puisse un jour dire dans un chant de victoire : Je suis la vérité – Je suis Un avec le dieu ! — Ce désir de puissance sur la Nature, de liberté par rapport aux lois ; cette volonté qui cherche à pouvoir s'exprimer dans un espace infini sans que rien ne la retienne… c'est-à-dire ce vouloir-être-dieu ou vouloir-être-la-vérité, selon que le terme « dieu » gêne ou non, c'est en somme le rêve de l'homme. Et c'est assurément le rêve d'une puissance sur la mort tant celle-ci est l'ennemie dernière s'opposant à notre liberté.

  Être-Un avec le dieu ou la vérité, c'est par exemple le but du nirvana ; et c'est aussi le but de l'évolutionnisme. La finalité de ce dernier est en effet d'amener l'homme à la toute-connaissance, et de fait à une Toute-Puissance parfaitement similaire à celle d'un dieu tout-puissant. L'Église, ou encore le Judaïsme ne disent d'ailleurs rien de plus lorsqu'ils parlent de l'« Unité avec le divin »… Même d'un point de vue moral l'Église et le Judaïsme ne disent rien de plus qui soit significatif. Si l'on examine les théories du nirvana ou de l'évolutionnisme, nous y trouverons grosso modo les mêmes concepts moraux qu'on trouve dans l'Église et le Judaïsme, lesquels, chez eux aussi, sont conditionnels pour atteindre l'Unité dernière avec le dieu ou la toute-connaissance. Bouddha est aussi gros moraliste et totalement obsédé par le bien suprême que peut l'être le Pape ; pareillement, l'évolutionnisme n'est rien d'autre que le moralisme grec formulé ainsi par Rabelais : « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». L'unité divine, ou l'unité avec la vérité est assurément d'une banalité pathétique au sein de toutes les religions, théistes, polythéistes ou athées. À chaque fois, on promet à l'homme d'être divin, de se confondre avec la vérité. Mais — à une condition : qu'il soit Un avec la connaissance des lois divines, c'est-à-dire avec la science de la vérité, et qu'il soit pareillement Un avec la haute morale du bien émanant de cette Loi du dieu, de cette Loi de la vérité. Le nom qu'on donne ensuite au dieu ou à la vérité importe peu… ce ne sont que des métamorphoses de la même chose.

  Voici donc où est la véritable confusion : elle est dans l'identité du dieu ou de la vérité. Pour tous, juifs, ecclésiaux, musulmans, athées, bouddhistes, hindouistes, etc., etc., dieu, ou la vérité, c'est la connaissance du bien et du mal. Dieu n'est pas véritablement une Personne, mais l'essence même d'un système moral, d'un système de lois. Il est en définitive cette Loi obéissant à sa propre Loi, cette Morale obéissant à sa propre Morale, cette Connaissance obéissant à sa propre Connaissance, cette Science obéissant à sa propre Science… De sorte que la liberté est ici une supercherie ; car, ainsi que le disait Augustin : « Pour être libre il ne faut pas qu'on puisse vouloir le bien et le mal. » — Pour être libre, il faut sortir de ce système, aller au-delà du bien et du mal. Le bien n'est pas Dieu et l'amour n'est pas Dieu, répétait sans cesse Chestov. Il faut donc aller jusqu'à ce scandale ; il faut juger dieu et la vérité, et s'il le faut – même les tuer. C'est précisément ce que fit le Christ, et la résurrection n'est rien d'autre que de sortir des dieux et des vérités ; c'est aller à la rencontre d'un Père qui veut véritablement rendre libre ses fils, d'une façon catégoriquement existentielle à chaque-Un. Quand le Christ disait : « Vous serez réellement libre », puis ailleurs : « Afin qu'ils soient Un comme nous sommes Un », c'est de bien autre chose que d'être un membre du dieu ou de la vérité dont il parlait. Bien autre chose que cette ambiguïté où ma volonté est un membre soumis à la volonté du corps en son entier. Car, le serait-elle, elle n'est plus ma volonté et je ne suis pas libre ! — Il nous faut tout repenser : suivre les traces, ici et là, laissées par ceux qui ont eu avant nous cette intuition (qui ont entendu le murmure de la révélation). – Il faut suivre le Christ.


La plus grande chute est celle qu'on fait du haut de l'innocence. · heiner müller

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