Vous retrouverez sur la page de présentation de l’auteur deux documents sonores dans lesquels on peut entendre Jacques ELLUL s’exprimer sur des sujets divers :
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& Suite et fin de la série sur le thème de l’épître aux Romains.
BONUS : Extraits non montés (rushes) · 30 min 55 Foi pour la Loi : une trahison — La nouvelle Nature — L’allégorie du jardin d’Éden reformulée — Reprendre le texte — Larguer les amarres de la Loi ou bien judaïser — etc.
« Le disciple de Jésus tout comme l’élève de Paul se retrouvent devant la vertigineuse liberté d’avoir à choisir, seuls, comment leur être nouveau se concrétisera. L’évangile ne se commue pas en loi. »
Daniel Marguerat, Paul interprète de Jésus, in Les premiers temps de l’Église, Gallimard Folio Histoire, 2004.
Bonjour, j'ai essayé de synthétiser votre propos.
Christ est mort et ressuscité pour nous libérer de notre nature intrinsèquement soumise aux dieux du Bien et du Mal (la voie du satan) et nous communiquer Sa Nature insoumise.
Celui donc qui croit en Christ mort et ressuscité reçoit cette libération (ou Salut) : - sans justification. - en gestation (en semence) tant que nous sommes ici-bas (commencer à mourir à notre nature soumise et goûter à la Nature insoumise). Une sanctification en quelque sorte. - pleinement réalisée lorsque nous ressusciterons. Une glorification.
La Source et l'expression de cette libération étant l'Amour.
Il est en effet aisé de comprendre l'erreur de Paul. Et de comprendre qu'en sacralisant le texte, elle nous échappe. Puissent les chrétiens voir que la Vie éternelle est une Personne ! « Qui dit-on que Je suis ? ». On peut comprendre l'erreur de Paul quand on comprend que nous-même portons en nous cette graine de la Raison et de la Morale pervertissant de fait la vision que nous avons du Christ. Que croyons-nous qu'Il soit, alors que, dès qu'Il Se révèle une première fois à nous, nous ne pouvons que l'attacher au pied de l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal parce que nous sommes fait ainsi ? Si nous commençons par l'entraîner avec nous dans notre chute, alors Il n'est pas le Christ. Nous cherchons à Le connaître, nous devrions plutôt commencer par chercher à savoir qui Il n'est pas. Cela revient à dire que cette graine illusoire que nous sommes doit mourir. Qu'elle meure de la mort du Christ sur la croix ! Quant à Paul, nous n'avons que quelques lettres de lui, écrites à des périodes différentes de sa vie. Le demi-pas qu'il n'a pas écrit, il l'aura fait dans l'intimité. Le Christ ne S'exhibe pas.
Je disais : « Nous cherchons à Le connaître, nous devrions plutôt commencer par chercher à savoir qui Il n'est pas ». Mais en fait, je me rends compte que plus je pense Le connaître, plus je vois que je ne Le connais pas. Peut-être la danse de la croix et de la résurrection, qui nous entraîne sans qu'on ne puisse jamais s'en saisir sinon nous en ferions une marche au pas. Je vais suivre votre aimable conseil et lire Les révélations de la mort de Chestov.
Bonjour,
Je me demande parfois quelle fut pour Pierre la révélation qui lui fut la plus précieuse. Ou encore : de quelle manière se présenta-t-elle à lui ? Je pense que ce fut par le cri du coq, tant il est vrai, ainsi que le disait Gogol : « Le cri perçant du coq annonce toujours le changement de temps. ». C’est-à-dire que ce fut par la bouche même d’un animal que le ciel s’ouvrit comme jamais pour l’apôtre Pierre… Ses miracles et autres visions par la suite ne furent que de piètres ouvertures en comparaison. Ainsi, Dieu choisit un animal pour parler à Pierre plutôt que la bouche du Fils de Dieu.
Si je dis cela c’est parce que je sais – ainsi que le dit l’adage – qu’il est bien difficile de parler lorsqu’on a la bouche plein de farine. C’est-à-dire que nous pensons, à l’instar de Kierkegaard, que « le christianisme est un secret et qu’il veut l’être » ; et que « l’homme doué spirituellement se distingue par ceci qu’il pourrait exposer toujours plus clairement comment la révélation est et reste un secret pour des êtres existants. »
Or, je vous vois en-chaîner les causeries et à la volée les commenter. Non sans intelligence, certes. Mais cela suffit-il ? Niet et trois fois Niet. Nous voulons précisément garder le voile et fuyons comme la peste toute tentative de formuler des credo. Mais dans votre hâte à comprendre, voici que vous semblez précisément ramer à reculons de cela. Il y a risque et je crains que vous glissiez en vous hâtant de la sorte. Votre dernier commentaire sur la causerie Le Subterfuge fait déjà apparaître ce mal-entendu où vous nous faites dire ce que nous ne disons pas. Enfin, je vous vois écrire dans un de vos commentaire : « Il fallait que Dieu, etc. » Voyez-vous, lorsqu’on commence à soumettre Dieu à un « il fallait », moi, je fuis à grandes enjambées. Impossible de parler la bouche pleine de farine ; le souffle d’une parole inspirée ne sied pas aux limites de l’explication.
Bref… Je vous remercie, cher ami, pour votre écoute et votre attention concernant notre propos. J’aimerais néanmoins – pour finir – vous faire deux révélations personnelles. La première est que tout ce que nous disons, nous l’avons appris « entre les cris du coq » et non dans une école ou dans les livres (bien que nous reconnaissions l’utilité de ces derniers). Et la seconde, c’est que cela nous a pris, à ce jour, plus de 25 ans ; et à cela nous reconnaissons que nous avons à peine commencé à dire quelque chose. Je crois qu’il est impossible pour un homme qui cherche le Christ de se passer des « longs changements de temps » et de leurs coqs. Et que cet homme soit ekklésiastique ou akklésiastique n’y change rien.
Bien à vous, Ivsan Otets
Je vous remercie, Ivsan, pour ces paroles bienveillantes. Amicalement, David.
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