Dostoïevski

LE GRAND INQUISITEUR
Dostoïevski

Akklésia vous propose deux traductions différentes du chef-d’œuvre de Dostoïevski.

La première est celle de Henri Mongault (1923), que l’on peut trouver ici sur Wikisource.

✥ Téléchargez ici le pdf du Grand Inquisiteur traduit et annoté par Henri Mongault (1923) et mis en page par Akklésia

  Nombre de pages au format livre : 27   w


Nous vous proposons également le même texte traduit par André Markowicz (2002, traduction soumise à droits d’auteurs), qui a fait beaucoup de bruit à sa parution. En effet, jusque là, les traducteurs français de Dostoïevski ne respectaient guère son style proche de l’oralité et se sont efforcés de le polir. André Markowicz prit le parti inverse et s’attela à retraduire toute l’œuvre de l’auteur russe en lui restant fidèle. On peut lire les propos du traducteur sur la nécessité de cette nouvelle traduction :

Les traducteurs de Dostoïevski ont toujours voulu “améliorer” son texte, ont toujours voulu le ramener vers une norme française. C'était, je crois, un contresens, peut-être indispensable dans un premier temps pour faire accepter un auteur, mais inutile aujourd'hui, s'agissant d'un écrivain qui fait de la haine de “l'élégance” une doctrine de renaissance du peuple russe.
Article de M. Lindon, “Libération” en ligne du 28 mars 2002.

En 1990, Hubert Nyssen, le fondateur des éditions Actes Sud, revient d’un rendez-vous chez Nina Berberova avec Markowicz qui lui a servi d’interprète. Sur le quai de métro, Markowicz se lance : il faut retraduire tout Dostoïevski. Nyssen ne comprend pas. Il trouve les traductions existantes très belles : « C’est justement là le problème, m’a dit André. Dostoïevski détestait l’élégance, en particulier celle des Français. Il écrivait avec véhémence, sans se soucier de la syntaxe ni des répétitions. Les premières traductions ont tout fait pour policer ce style. »
Article de F. Deschamps, “Libération” en ligne du 15 janvier 1999.

✥ Téléchargez ici le pdf du Grand Inquisiteur traduit et annoté par André Markowicz (2002) et mis en page par Akklésia

  Nombre de pages au format livre : 33   w

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Karl Barth, lui-même, dira combien son « attention, fut attirée sur ce qu'il faut emprunter à Dostoïevski pour comprendre le Nouveau Testament ». Les indications qu'il en a reçues, dira-t-il, « ont été pour [lui] des illuminations ». Voici donc le conte complet du Grand Inquisiteur. Nous vous proposons ici une mise en page du récit en dehors du texte volumineux qu'on trouve aisément sur internet : Les Frères Karamazov. Le chapitre du Grand Inquisiteur se suffit à lui-même, il n'est donc pas indispensable d'avoir lu la première partie du roman. Ce texte, abondamment commenté, est hélas trop peu lu et trop peu connu par les premiers concernés : les chrétiens !

Voici cependant un aperçu du contexte : Ivan Karamazov raconte à son frère Aliocha Karamazov (bientôt moine), « le poème qu'il a rêvé » dit-il, et dont il se souvient. Il explique avoir intitulé ce poème le Grand Inquisiteur, et son frère sera son premier auditeur. Le récit imagine le retour du Christ sur terre, au XVIe siècle, à Séville. Mais le Grand Inquisiteur le fait arrêter, puis, la nuit, dans sa cellule, il vient le visiter. Le Christ n’aura pas un mot pour répondre aux reproches de l’Inquisiteur. C’est en particulier sur les trois tentations, auxquelles résista le Nazaréen au désert, que s’attarde l’accusation. En y résistant, le Christ aurait perdu l’homme en lui donnant trop de liberté. De ce fait, l’Église, en retirant de nouveau la liberté à l’humanité, réparerait en quelque sorte l'œuvre échouée de Dieu.


Bonne lecture