Le paralytique

Marc 2



EXTRAIT - 05:16
durée totale : 54:25
Les causeries akklésiastiques
Ivsan et  Dianitsa Otets
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Vers un christianisme sans église
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« LES CAHIERS JÉRÉMIE »
Association loi 1901 · Depuis 2005.
Réflexion existentielle et akklésiastique
contre les mouvements sectaires.
Nous proposons cette causerie comme une sorte de travaux pratiques sur la manière d’aborder un passage des Écritures. Le passage en question est la guérison du paralytique à Capharnaüm, dans sa version de Marc 2.

La scène, dans son déroulement fluide et sa trop grande netteté, donne l’impression d’un trompe-l’œil. En effet, un événement plus ou moins spectaculaire (l’arrivée rocambolesque d’un paralytique) donne l’occasion d’un enseignement théologique ultra-concentré suivi d’une démonstration de puissance du Maître. Le tout est trop bien ficelé pour ne pas attirer l’attention, d’autant plus que les paroles du Christ posent une énigme aux relents légalistes.

Fidèles à notre conception des Écritures comme d’un recueil de témoignages (plus ou moins inspirés) de croyants sur leur relation avec Dieu, nous abordons cet épisode comme étant l’interprétation particulière de l’évangéliste d’éléments d’une tradition orale récente. Face à un événement dont la véracité est susceptible de varier dans ses détails, Marc, en effet, exploite le faisceau d’éléments qu’il a recueillis pour sa reconstitution en y apportant toutes ses conceptions personnelles.

Il appartient dès lors au lecteur en recherche de débusquer les questions spirituelles que soulèvent la scène telle qu’elle est racontée. Que dit le passage que nous lisons sur la personne de Dieu, sur son identité ? Le discours transmis par la scène, derrière les actions et les mots, est-il en adéquation avec ce qu’il y a de plus fondamental chez le Dieu incarné, mort et ressuscité en qui nous avons foi ? Quels sont les éventuels points d’achoppement ?
Nous remarquons que le passage de Marc 2 est axé sur le spectaculaire : mise en scène d’un miracle qui n’arrive qu’après le suspense d’un échange théologique conflictuel. Pour nous, cette mise en scène interpelle sur la question de l’onction messianique.

QU’EST-CE QUE L’ONCTION ?
  • La mini-énigme du Christ  : Qui peut le plus peut le moins - ou - Quelle est la relation entre le pardon des péchés et la guérison ? Cette devinette pose un problème.
  • Le flair du croyant : un véritable chien de chasse lancé sur une piste.
  • Du brancard au trône : le Christ ne pallie pas à une infirmité mais donne une nouvelle nature ; Il ne rétablit pas l’homme dans une pseudo-pureté (ou pseudo-innocence) mais l’emmène plus loin, au-delà de son milieu naturel, de ses propres limitations.
  • La question du nom de Dieu et de sa quête.
  • Le problème de l’onction : Une force extérieure soumise à la conformité au système de la Loi du Bien et du Mal.
  • Trône-Onction ou Trône-Nature ? Citation de Napoléon Bonaparte.
  • « Qui dites-vous que je suis ? » — Nous disons la chose suivante : On a précisément revêtu « Jésus-Christ » de ce nom afin d’accorder sa personne avec le mandat judaïque issu de l’AT. C’est une grave erreur.
  • Le « Christ » dépeint par l’AT n’aurait jamais dit et fait ce que le Nazaréen fit et dit. Nous avons affaire à quelqu’un d'autre, et les quelques prophéties à son sujet ne font que nous désorienter (« …afin qu’en voyant ils ne voient point… »).
  • Dieu ne s’est pas incarné pour être le Christ, l’Oint, mais pour être Dieu. Aussi est-il plus que cela. Par conséquent, « Christ » n’est pas son nom. Nous disons qu’il faut aller plus loin.
Durée : 54 minutes 25
Date : 28 mars 2016
Mots-clefs : Apocalypse 2-3 ; Nom caché ; Trône ; Onction du Mashiah ; Critique historique ; Jésus de l’histoire ou Christ de la tradition lévitique ; Interpréter la Bible ; Boîte noire des Évangiles
Références auteurs : Las Cases ; Napoléon Bonaparte ; K.Barth